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Signes religieux : Couillard aurait proposé un compromis à Houda-Pepin

03/04/2014 09:06 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Fatima Houda-Pepin affirme que Philippe Couillard s'était montré favorable à l'idée d'interdire formellement le port des signes religieux aux représentants de l'État en position d'autorité, comme les gardiens de prison et les policiers, dans un courriel qu'il lui aurait envoyé en novembre dernier.

L'ancienne députée libérale affirme avoir reçu de son ex-chef un message expliquant qu'il était ouvert à l'idée d'un compromis au sujet de l'interdiction des signes religieux pour certains employés de l'État.

Mme Houda-Pepin ne fait plus partie du caucus du Parti libéral du Québec (PLQ) depuis le 20 janvier dernier, en raison de sa divergence d'opinions concernant la position libérale sur le projet de charte des valeurs. Philippe Couillard soutient qu'elle est partie de son plein grès, ce qu'elle nie. Elle est présentement candidate indépendante dans la circonscription de La Pinière.

En entrevue à l'émission 24/60, Mme Houda-Pepin a expliqué que M. Couillard s'était montré ouvert à l'idée d'interdire le port des signes religieux par les agents « coercitifs » de l'État. « Le seul compromis possible est pour les agents coercitifs de l'État, juges, policiers, gardiens. Je crois qu'on peut arriver à cela et j'accepte d'examiner ce réajustement de notre position », aurait écrit le chef du PLQ à Mme Houda-Pepin, dans un courriel.

Mise en contexte du PLQ

Le PLQ a souhaité remettre en contexte le courriel rendu public par Mme Houda-Pepin. Le parti a répliqué que le lendemain de l'échange, M. Couillard a envoyé une lettre au comité du PLQ chargé de se pencher sur la question de l'extrémisme et de l'intégrisme. Dans la missive, M. Couillard demande formellement au responsable du comité, Gilles Ouimet, de se pencher sur l'interdiction du port des signes religieux pour certains agents de l'État.

M. Couillard demandait au comité de « présenter des solutions pour lutter contre l'intégrisme » et « d'étudier les particularités liées aux agents coercitifs, notamment les juges et les policiers ». Deux mois plus tard, le comité a présenté ses conclusions, expliquant qu'une interdiction légale du port des signes religieux n'était pas nécessaire, car « dans le cas des gardiens de prison et des policiers, ceux-ci sont déjà soumis, par loi ou règlement, au port d'un uniforme ». « Ils doivent respecter l'uniforme qui leur est prescrit », disait le document qui résume la position du PLQ à ce sujet.

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