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Nouvelle tentative sur Melilla, plus de 60 migrants interpellés (autorités marocaines)

03/04/2014 01:56 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Une soixantaine de clandestins ont été interpellés jeudi par les forces de l'ordre marocaines alors qu'ils tentaient de franchir illégalement la frontière entre le nord du royaume et l'enclave espagnole de Melilla, ont indiqué les autorités locales.

"Près de 100 migrants en situation irrégulière ont tenté de forcer le passage" au niveau du lieu dit "Rochtro Gordo", ont affirmé les autorités de Nador --une province du nom de la principale ville voisine de l'enclave-- dans un communiqué cité par l'agence MAP.

"Au cours de cette tentative, 64 candidats à l'émigration illégale ont été interpellés", selon le texte, qui précise que sept migrants ont été "légèrement blessés par les fils barbelés de la clôture".

La dernière tentative remonte au 28 mars, quand près d'un millier de clandestins d'origine subsaharienne a lancé un assaut sur la triple frontière grillagée entourant la ville.

D'après des responsables associatifs au Maroc, 300 à 400 migrants avaient alors été interpellés, seule une dizaine parvenant à rejoindre le sol européen.

Melilla et l'autre enclave espagnole de Ceuta, dans le nord du Maroc, constituent les deux seules frontières terrestres entre le continent africain et l'Europe.

La pression migratoire y a redoublé depuis le début de l'année, notamment à Melilla où le centre d'accueil gouvernemental héberge jusqu'à 1.800 personnes pour 480 places.

A Ceuta, 15 clandestins sont morts noyés le 6 février en tentant de gagner le territoire espagnol à la nage, et une polémique avait éclaté autour de l'action de la Garde civile.

Les présidents de Ceuta et Melilla ont récemment lancé un appel à l'Union européenne pour qu'elle les aide à lutter contre l'immigration clandestine.

De son côté, le Maroc a lancé une vaste opération de "régularisation exceptionnelle" à l'attention des 30.000 clandestins qui se trouveraient sur son sol.

Par ailleurs, des ONG à Rabat ont alerté sur une hausse significative des arrivées de clandestins, transportés depuis le nord du Maroc, dans des "bus réquisitionnés par les forces de l'ordre", vers Rabat.

L'une d'elle, Caritas, a annoncé fin mars avoir dû fermer son centre faute de pouvoir gérer cet afflux et soigner les blessures provoquées par les frontières grillagées, mais aussi par des "violences" policières.

gk/ob/vl

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