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Le pétrole ouvre en légère baisse à New York, surveillant la Libye

03/04/2014 09:40 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont ouvert en légère baisse jeudi à New York, dans le sillage de ceux du Brent, fragilisés par l'anticipation d'une normalisation de la situation dans le secteur pétrolier en Libye et d'une hausse de l'offre.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai perdait 28 cents, à 99,34 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le West Texas semble réagir à ce qui fait baisser le baril de Brent, c'est-à-dire que le marché anticipe dans ses prix d'éventuelles arrivées de pétrole frais en provenance de Libye", a expliqué Bart Melek, de TD Securities.

Le Brent évoluait autour de son plus bas niveau en cinq mois, atteint mercredi à 103,95 dollars.

"Le gouvernement libyen a confirmé qu'un accord sur la réouverture des terminaux pétroliers pourrait être conclu avec les rebelles (autonomistes) dans les deux ou trois jours", ont souligné les experts de Commerzbank.

Un tel accord permettrait à la Libye d'augmenter sa capacité d'exportation de quelque 600.000 barils par jour, selon les experts.

La production et l'exportation de brut libyen sont très perturbées depuis l'été dernier, à cause de divers mouvements de protestations, notamment de la part de rebelles qui réclament l'autonomie de l'est de la Libye. En temps normal, la Libye produit environ 1,5 million de barils par jour.

Les opérateurs restaient cependant prudents, le gouvernement libyen ayant annoncé à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois être proche d'un accord, sans que ces annonces ne soient suivies d'effet.

Dans ce cas, "les rebelles ont imposé des conditions drastiques qui sont pratiquement impossibles à satisfaire" ont poursuivi les experts de Commerzbank, citant par un exemple "un referendum sur une plus grande autonomie des provinces de l'est du pays".

La baisse des cours du WTI restait cependant limitée par l'annonce d'une baisse surprise des stocks de brut aux États-Unis au cours de la semaine achevée le 28 mars, selon Bart Melek.

Selon le département américain à l'Énergie (DoE), ces réserves de brut ont en effet reculé de 2,4 millions de barils cette semaine-là, alors que les analystes tablaient sur une augmentation de 700.000 barils.

C'est la première fois en 11 semaines que les stocks n'augmente pas.

Surveillées de près par les courtiers, les réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud), qui servent de référence au WTI, ont à nouveau reculé, de 1,2 million de barils par rapport à la semaine précédente, à 27,3 millions de barils.

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