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Un ingénieur de Québec se déclare « souverain »

02/04/2014 06:54 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Un ingénieur de 45 ans de Québec est accusé d'avoir importé de la drogue en commandant des médicaments par Internet.

La Couronne a mis en preuve plusieurs documents publiés sur Internet par l'ingénieur lors de son enquête sur remise en liberté. Alain Painchaud, qui est aussi étudiant en droit, s'y dit harcelé et persécuté par les gouvernements au point où il a décidé d'auto-proclamer sa souveraineté. Il a fait part de sa décision aux gouvernements en avril dernier en plus d'aviser l'ONU.

Selon les nombreux écrits publiés par l'ingénieur, il n'a plus à payer d'impôt ni à se soumettre aux lois.

Les agents des services frontaliers n'ont visiblement pas le même point de vue. Lorsque l'ingénieur est descendu de l'avion à son retour d'Asie, samedi à l'aéroport Jean-Lesage, ils se sont mis à six pour l'arrêter. Une accusation d'entrave s'est donc ajoutée à celle d'importation de médicaments.

Les policiers ont aussi saisi les 56 000 $ en argent liquide qu'il avait en sa possession et qu'il n'avait pas déclarés.

Ce ne sont pas les premières accusations auxquelles il fait face. La Couronne s'est opposée à ce qu'il reprenne sa liberté en raison de ses publications sur Internet. Par exemple, le « Tribunal du peuple » de sa « république auto-proclamée » a émis un mandat d'arrestation contre tous les juges, dont le juge Christian Boulet qui entendait la cause.

Perplexe, le juge Boulet s'est questionné sur la nature des traitements médicaux obtenus en Asie par l'ingénieur. Alain Painchaud a indiqué qu'il s'agissait de traitements physiques et qu'il n'a jamais eu de problèmes de santé mentale.

Le juge s'est quand même assuré qu'il respecterait ses ordonnances avant de lui permettre de reprendre sa liberté. L'ingénieur et homme d'affaires a donc dû signer un engagement financier de 100 000 $, ce qui est beaucoup plus élevé que les montants exigés normalement.

Alain Painchaud s'est aussi vu confisquer son passeport.

Il reviendra en cour à la fin du mois.

En plus des accusations relative à l'importation de drogue, il devra aussi se défendre d'avoir tenté d'importer des armes prohibées, soit des pistolets Taser ayant l'apparence de cellulaires.

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