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RDC: la Mission de l'ONU prépare son retrait graduel

02/04/2014 12:59 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mercredi à Kinshasa préparer son retrait graduel de ce pays, après des années de présence, alors que sévissent encore des dizaines de groupes armés, principalement dans l'Est.

Le Conseil de sécurité a renouvelé fin mars pour un an le mandat de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) et de sa brigade d'intervention, chargée de "neutraliser" tous ces groupes armés, congolais et étrangers.

"Une nouvelle idée" qui apparaît dans la résolution 2147 reconduisant les Casques bleus, "c'est de préparer le départ de la Monusco, c'est de préparer (...) une stratégie de retrait", a déclaré Martin Kobler, le chef de la Monusco, lors d'une conférence de presse.

"On ne va pas quitter demain (...) C'est un processus graduel (...) mais c'est clair qu'on doit définir les paramètres, les critères qui doivent être remplis avant que la Monusco parte du pays", a-t-il ajouté.

Depuis la fin de l'année 2013, l'essentiel des troupes de la Monusco (environ 20.000 militaires) est basé à l'Est.

Selon la résolution 2147, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, doit présenter au plus tard le 30 décembre 2014 ses recommandations, notamment concernant "la stratégie de retrait et le déploiement efficace des ressources de la Monusco".

L'ancêtre de la Monusco, la Monuc, avait été instituée par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU fin 1999. Ses effectifs n'ont cessé de croître et son mandat a été progressivement renforcé, mais les Casques bleus et l'armée congolaise se sont montrés jusque-là incapables de ramener la paix dans le pays, grand comme cinq fois la France.

Son coût de fonctionnement était de 1,5 milliard de dollars par an mais, pour ce nouveau mandat, il a été revu à la baisse d'environ 75 millions de dollars.

Les Casques bleus ont eu longtemps mauvaise presse en RDC, où la population leur a souvent reproché de faillir à leur mission de protection des civils.

La perception de leur action s'est néanmoins améliorée depuis l'offensive de l'armée congolaise, soutenue par la brigade d'intervention de l'ONU, qui a permis de vaincre en novembre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23).

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