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Les syndicats du secteur public se mobilisent en vue des prochaines négociations

02/04/2014 03:42 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Les têtes dirigeantes du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) étaient à Montréal mercredi dans le cadre d'une tournée d'information et de mobilisation entreprise en vue des négociations d'un nouveau contrat de travail.

Les conventions collectives des secteurs public et parapublic arrivent à échéance le 30 mars 2015 et les demandes du Front commun SISP-CSN-FTQ, qui négociera avec Québec, doivent être déposées vers la fin du mois d'octobre.

Les présidentes des trois syndicats regroupés au sein du SISP - la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) - cherchent donc à prendre le pouls de leurs membres en vue de peaufiner leurs demandes.

Lors d'une rencontre avec la presse ce matin, Louise Chabot (CSQ), Lucie Martineau (SFPQ) et Carolle Dubé (APTS) ont admis qu'elles avaient beaucoup de pain sur la planche en vue des négociations à venir, en raison du contexte politique et social actuel.

Les défis seront nombreux : après avoir écouté les revendications de leurs membres, elles devront les mobiliser dans le cadre d'une campagne où elles devront aussi défendre les services publics et combattre le discours ambiant contre les syndicats.

La campagne électorale actuelle donne d'ailleurs lieu à divers engagements visant à restructurer les services publics ou à réexaminer des programmes et des services. Les syndicats ont aussi été égratignés à la commission Charbonneau au cours des derniers mois.

Mobiliser les membres qui s'interrogent eux-mêmes sur les pratiques syndicales dans ce contexte ne sera pas de tout repos, admet Carolle Dubé de l'APTS. « On a du travail à faire de ce côté. On veut qu'ils soient fiers de leur travail, pas gênés de demander des augmentations », a-t-elle fait valoir.

« A contrario du discours ''restructurer, privatiser, sous-traiter'', on oppose le discours de renforcer et de développer », plaide pour sa part Louise Chabot de la CSQ. « On pense que c'est comme ça que nous aurons une société gagnante et prospère au plan économique. »

Lucie Martineau, du SFPQ, anticipe d'ores et déjà que les négociations seront ardues. « Quand on arrive aux négos, l'employeur ne trouve jamais d'argent », a-t-elle laissé tomber.

La tournée du SISP a commencé le 31 mars à Lac-Mégantic et à Sherbrooke. Après leur passage à Montréal, Mmes Chabot, Martineau et Dubé se rendront à Rimouski (8 avril), Québec (9 avril), Saguenay (10 avril), Gatineau (14 avril), St-Jérôme (15 avril), Trois-Rivières (16 avril) et Laval (29 mai).

Le SISP, qui regroupe 270 000 membres, négociera avec Québec au sein d'un Front commun réunissant aussi la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.

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