DIVERTISSEMENT

«Vintage»: Gregory Charles ramène son gros party à Montréal (VIDÉO)

02/04/2014 11:57 EDT | Actualisé 03/04/2014 11:09 EDT

Le même spectacle qu’en 2013? Pas tout à fait. Après tout, le concept de Vintage repose toujours sur les demandes spéciales du public puisées dans toutes les époques et l’interaction en temps réel de Gregory Charles avec les spectateurs. Mais le même party, la même ambiance du tonnerre, ça, oui. Pour les deux prochains mois, Gregory a stationné son Théâtre Vintage aux abords du Casino de Montréal pour saluer l’arrivée du printemps en musique, se gâter et choyer ses fidèles admirateurs.

Mardi soir, à l’occasion de la première médiatique, on a constaté que les éléments qui créaient le charme de Vintage au moment de son lancement, il y a presque un an, sont encore au rendez-vous. L’installation mobile demeure impressionnante. Les gens se promènent entre les rangées au gré de leurs envies, surtout pour aller se chercher un verre, histoire d’ajouter une touche encore plus décontractée à l’expérience. On retrouve le même décor qui, à lui seul, confère une touche glamour à cette entreprise grandiose: les deux écrans au-dessus de la scène qui exposent les commentaires des gens dans la salle, la plateforme surélevée où officie le batteur, encadrée de deux escaliers bordés d’ampoules lumineuses, les éclairages d’un rouge vif et attrayant. Les sept musiciens, répartis autour de Gregory et son piano hyper technologique, sont toujours aussi dévoués, passionnés, et les trois chanteuses choristes, magnifiques. Qui plus est, Gregory peut maintenant plonger tête première dans sa douce folie sans avoir à en expliquer la base, puisqu’à peu près tout le monde connaît l’idée de Vintage.

Des Débrouillards aux Beatles

Et le contenu? Il diffère d’une fois à l’autre, bien sûr, mais on sait que l’homme-orchestre a ses classiques, ses préférences, ses incontournables. Gregory paraissait un peu décontenancé qu’une dame lui demande de jouer Happy, de Pharrell Williams, une «chanson d’il y a trois jours», alors que le spectacle s’intitule Vintage. Bon joueur, il a offert une version solennelle, aux accents gospel, de l’indicatif musical des Débrouillards, émission jeunesse qu’il animait dans les années 1990. «Je sens que c’est une soirée où on va avoir Gros jambon et Fantastique des Denis Drolet», a prédit l’hôte avec humour, déclenchant ainsi les rires de son parterre.

Dans la portion consacrée aux Beatles, on a eu droit à Hard Day’s Night, Come Together (et son refrain entonné en chœur par la foule et son soupçon de Led Zeppelin inséré à mi-parcours), Michelle et Let It Be, laquelle a généré un quasi moment de communion tant les voix étaient unies sur le fameux «Whisper words of wisdom». Une belle interprétation de Somebody To Love, de Queen, a clôturé ce segment.

Gregory Charles avait demandé à ses invités, avant le début de la prestation d’indiquer qui, selon eux, est la plus grande icône de la musique de tous les temps. Les réponses, diverses, ont abondé: Elvis Presley, Michael Jackson, John Lennon, Marvin Gaye… Gregory s’est amusé de la suggestion de Julie Massicotte, participante à l’édition 2013 de La voix, qui souhaitait entendre du Édith Piaf. «C’est important de respecter les minorités, a insisté Gregory. Par exemple, il y en a qui vont voter pour Option nationale…» Chose demandée, chose due: madame Massicotte a pu se délecter de La vie en rose et de Non, je ne regrette rien. Et pourquoi ne pas y amalgamer un extrait de la pièce-titre de Passe-Partout? Jolie fantaisie. L’an dernier, la ritournelle «Passe-Montagne aime les papillons…» s’était greffée à une compétition de morceaux de Ray Charles et Elton John.

Gregory s’est ensuite promené entre les autres propositions de légendes soumises par le public. Et la fête a vraiment levé. On a revisité Elvis avec Hound Dog et Suspicious Mind, on a célébré Marvin Gaye avec (une longue) What’s Going On, et on s’est essoufflés sur un marathon Michael Jackson de quatre minutes. À la fin du pot-pourri, sur Black Or White, Billie Jean et Thriller, plus personne n’était assis dans le Théâtre Vintage. Ça chantait, ça dansait, ça tapait des mains. Ça s’éclatait ferme.

Il n’y avait qu’une heure d’écoulée lorsque nous avons quitté notre siège, rassasiés du talent de Gregory Charles, de sa présence scénique, de sa générosité. Mais le party était loin d'être fini, l'événement frôlant une durée de deux heures trente. On sait bien que l’artiste se fait d’abord plaisir à lui-même avec Vintage, mais son enthousiasme contagieux lui permet de mettre à peu près n’importe qui dans sa petite poche, et le plaisir est garanti. Vintage est un véritable «antidote contre la morosité», comme l’a écrit sur Twitter le maire de Montréal, Denis Coderre, en fin de soirée, mardi.

Pour connaître toutes les dates de représentations de Vintage, on consulte le site web officiel (vintageexperience.com). Des supplémentaires ont déjà été annoncées pour le 24 avril et les 1er, 8, 15, 22, 29 et 30 mai.

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