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Afrique du Sud: Zuma répond à côté après le scandale sur sa propriété

02/04/2014 11:39 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Le président sud-africain Jacob Zuma a esquivé mercredi les questions gênantes sur le scandale des travaux réalisés aux frais du contribuable dans sa propriété privée, se contentant dans une réponse au parlement de dire qu'il attendait un nouveau rapport avant d'aborder le fond de l'affaire.

Sommé par la médiatrice sud-africaine --chargée de veiller à une bonne utilisation de l'argent public-- de donner une réponse au parlement avant mercredi soir, M. Zuma a dit dans un communiqué qu'il restait "préoccupé par les allégations de mauvaise gestion et d'irrégularités".

La médiatrice Thuli Madonsela a jugé que le président devrait rembourser une partie des 246 millions de rands (16,5 millions d'euros) dépensés pour sa sécurité dans sa résidence de Nkandla (est), qui ont permis entre autres la construction d'un amphithéâtre, d'une piscine et d'un poulailler.

Blanchi par un audit de ses propres ministres --mis en cause par Mme Madonsela--, M. Zuma a précisé qu'il réagirait sur le fond quand il aurait en main un troisième rapport établi par une commission qu'il a lui-même nommée.

Jacob Zuma, qui compte se succéder à lui-même après les élections générales du 7 mai, a déjà prévenu dimanche qu'il n'entendait pas rembourser un rand, rejetant la responsabilité des travaux sur son gouvernement.

"Ils ont fait ça sans me le dire", a-t-il affirmé sur la chaîne d'informations locale ANN7. "Alors pourquoi devrais-je payer pour quelque chose que je n'ai pas demandé?", a-t-il ajouté.

L'ANC au pouvoir en Afrique du Sud avait récemment défendu le président Zuma en appelant à poursuivre uniquement et si nécessaire les personnes impliquées dans la réalisation des travaux.

De son côté, le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a annoncé des actions en justice contre "tous les fonctionnaires impliqués dans le fiasco de Nkandla", et a porté plainte contre le président lui-même.

L'ANC a de son côté poursuivie la DA pour avoir envoyé des SMS accusant le président d'avoir volé l'argent des Sud-Africains pour construire sa maison, ce que le parti dominant qualifie de "mensonge délibéré".

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