POLITIQUE

Vote des jeunes: Le PQ se défend de perdre des votes au profit de QS (VIDÉO)

01/04/2014 05:27 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Lors des élections de 2012, le Parti québécois a rallié une partie des étudiants dans la foulée du printemps érable. Dix-huit mois plus tard, la chef Pauline Marois se défend de les avoir délaissés et croit que le PQ a toujours le même pouvoir d'attraction auprès de la jeunesse.

Mme Marois reconnaît qu'il a été peu question d'éducation depuis le début de la campagne, mais rappelle avoir respecté tous les engagements pris à la suite du conflit étudiant.

Son parti a annulé l'augmentation des frais de scolarité pour la remplacer par une indexation et organiser un sommet sur l'éducation en février, rappelle-t-elle. En a notamment découlé une entente sur la bonification des régimes d'aide financière aux études et un réinvestissement dans l'enseignement supérieur de 1,8 milliard sur sept ans.

« S'il y a une priorité dans la société, ça devrait être l'éducation, lance Mme Marois. Bien sûr, il y a la santé et l'emploi. Mais si on est bien formé, on va adopter de meilleures habitudes de vie et on aura la possibilité de choisir un emploi de qualité. » Elle ajoute avoir dans son équipe plusieurs jeunes candidats « remarquables », dont les anciens leaders étudiants Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin.

Il faut cibler les « espoirs de cette génération »

Québec solidaire croit, pour sa part, être davantage en mesure d'attirer le vote des jeunes qui boudent généralement le scrutin, parce qu'ils « ne se retrouvent pas dans les partis usés par le pouvoir ».

« Ce que fait notre parti pour les inciter à aller voter, c'est d'avoir des propositions novatrices, qui sortent des sentiers battus. Des propositions qui concernent les espoirs de cette génération en termes de lutte pour l'environnement », affirme le candidat dans Laurier-Dorion et co-porte-parole, Andrés Fontecilla.

Mardi soir, à Sherbrooke, plus de 200 personnes, dont une majorité de jeunes, ont assisté à une soirée publique portant sur le syndicalisme et le code du travail en présence de Françoise David et des candidats de la région. La défense de l'environnement a encore une fois été un thème particulièrement populaire auprès des jeunes.

En 2012, les jeunes électeurs se sont présentés beaucoup plus nombreux aux urnes qu'en 2008. Chez les 18-24 ans, le taux de participation a bondi de 26 points de pourcentage. Il reste toutefois bien en dessous de celui pour l'ensemble de la population, avec près de 62 % contre 74,6 %.

L'autre co-porte-parole de QS, Françoise David, a dit craindre mardi que la participation ne replonge avec le climat de l'actuelle campagne. « Chaque fois qu'on voit que ça sent mauvais au Québec [...], il y a une tendance chez les gens à mettre le bouton à off  », constate-t-elle.

Le vote dans les établissements scolaires qu'a mis en place le PQ pour la première fois cette année pourrait toutefois causer des surprises.

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