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Uruguay: les matches prévus mardi reportés sur fond de crise

01/04/2014 06:27 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

La Fédération uruguayenne de football (AUF) a reporté les trois matches de championnat national prévus mardi, au lendemain de la démission de ses dirigeants sur fond de violence dans les stades.

L'AUF a décidé de "suspendre les matches en retard de la 9e journée du Tournoi de clôture prévues le 1er avril", a indiqué la Fédération dans un communiqué.

Le pays est aux prises avec des violences chroniques dans les stades de foot.

Une rencontre entre deux équipes de Montevideo, Penarol-Miramar, initialement programmée dimanche, avait déjà été reportée à mardi dans un premier temps, après la décision du président uruguayen Jose Mujica, trois jours plus tôt, de retirer la police des deux grands stades de la capitale.

La police avait prévu de ne protéger dimanche que les vendeurs de billets et les arbitres.

Les deux autres rencontres concernées, déjà reportées dimanche en raison de la pluie, devaient opposer Fenix à River Plate et Juventud à Rentistas.

La décision du président de retirer la police des stades faisait suite à des incidents violents provoqués mercredi par des supporteurs du Nacional, autre club de Montevideo, dans son stade du Parque Central, lors de la réception du club argentin de Newell's Old Boys en Coupe Libertadores.

Cette décision a entraîné lundi la démission du Conseil exécutif de la Fédération. Le conseil a estimé que les faits démontraient "la nécessité de se retirer pour permettre que d'autres points de vue politiques rendent possibles de gouverner le football".

Les clubs doivent se réunir mercredi pour désigner un conseil provisoire qui achèvera le mandat des démissionnaires.

Les incidents dans le football uruguayen, dont la sélection participera au Mondial au Brésil dans deux mois, surviennent dans un contexte plus général de comportements violents et parfois racistes de la part de supporteurs dans toute l'Amérique latine.

Interrogée par l'AFP, la Fédération internationale de football a indiqué ne pas avoir été informée et s'est refusée à tout commentaire.

De son côté, Nestor Benítez, porte-parole de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), a déclaré à l'AFP que l'institution ne pouvait "spéculer" sur cette crise par respect pour les dirigeants du football uruguayen.

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