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Pilotes français détenus en République dominicaine: levée du boycott

01/04/2014 07:05 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Les pilotes de ligne français ont suspendu mardi leur appel au boycott de la République dominicaine "en signe d'apaisement" avant une audience prévue le 25 avril sur le sort des deux pilotes accusés de trafic de drogue et en prison depuis plus d'un an.

"En signe d'apaisement devant le tournant encourageant pris par l'instruction du dossier, le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) suspend sa consigne de boycott des vols vers la République dominicaine", écrit-il dans un communiqué.

Le SNPL avait demandé le 25 février aux pilotes français de ne plus assurer les liaisons vers la République dominicaine pour dénoncer "l'emprisonnement arbitraire" de Pascal Fauret et Bruno Odos.

Le 20 mars 2013, ces deux pilotes étaient aux commandes d'un avion privé devant décoller de Punta Cana (est) à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis par l'agence anti-drogue dominicaine.

Ce Falcon 50 appartenait au lunetier français Alain Afflelou mais avait été affrété par une société de location, SN-THS, installée en France.

L'appel du SNPL a été "suivi par de nombreux pilotes" et "a conduit certaines compagnies à réaménager en profondeur leur programme en diminuant de façon importante le nombre de vols vers la République dominicaine", selon le SNPL.

Le syndicat affirme que son action auprès de la Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (IFALPA) a abouti à placer la République dominicaine sous le statut de "déficience critique" en termes de sûreté.

En parallèle, le travail "des organisations de pilotes" et des autorités françaises "ont permis d'obtenir des avancées significatives dans le dossier" à commencer par la perspective d'une audience, le 25 avril, au tribunal de Saint-Domingue. Lors de cette audience, "la justice dominicaine s'est engagée à statuer à la fois sur une remise en liberté conditionnelle et sur le fond de l'affaire", assure le SNPL.

Depuis un an, l'audience préliminaire de la quarantaine de personnes accusées de trafic de drogue, dont les deux pilotes et deux autres Français, a été par six fois repoussée ou annulée. L'instruction du dossier a été délocalisée du tribunal de Higüey, dans l'est du pays, à celui de Saint-Domingue.

Le 3 mars, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait jugé "très choquant" ces reports à répétition et exigé une audience dans un rapide délai.

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