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Manuel Valls, un "Français de Barcelone" (presse)

01/04/2014 04:20 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

"Un Français de Barcelone", "Valls cultive sa relation avec Barcelone": la presse catalane mettait en avant mardi la relation étroite entre le nouveau Premier ministre français et la Catalogne, la région d'origine de sa famille dans le nord-est de l'Espagne.

Originaire du quartier de Horta à Barcelone, nationalisé français à l'âge de 20 ans et parlant catalan, "celui qui est aujourd'hui Premier ministre s'est préoccupé, au fil des années, de maintenir un lien avec la capitale catalane, où est mort son frère et où vit aujourd'hui sa soeur Giovanna", écrivait le grand journal catalan, La Vanguardia, sous le titre "Un Français de Barcelone".

Le journal rappelle aussi qu'à la veille de la nomination de Manuel Valls, c'est aussi une Espagnole, Anne Hidalgo, originaire d'Andalousie, qui a été élue maire de Paris.

"Un Catalan et une Andalouse promus aux plus hauts postes de la République. Du jamais vu que les analystes interprétaient comme une démonstration du modèle républicain d'intégration et de promotion sociale", écrit encore La Vanguardia.

L'autre journal catalan, El Periodico, sous le titre "Une famille de Horta", insiste aussi sur les liens entre Manuel Valls et Barcelone.

"Bien qu'il soit de nationalité française et exerce depuis hier la fonction de chef de gouvernement du pays voisin, les origines de Manuel Valls, le flamboyant nouveau Premier ministre français, sont à rechercher concrètement dans le quartier de Horta. C'est là qu'il est né et a passé de nombreux étés dans son enfance", souligne El Periodico.

Dans un éditorial de son directeur adjoint, Albert Saez, le journal ajoute un commentaire au vitriol sur l'ascension politique de Manuel Valls et Anne Hidalgo, "le résultat d'une capacité peu commune d'autodestruction de l'Espagne".

Le père de Manuel Valls, "le peintre Xavier Valls, est arrivé à Paris fuyant la Barcelone grise de l'après-guerre. La famille Hidalgo est arrivée en France avec l'immigration économique de l'après-guerre", souligne le journal, avant de poursuivre:

"Un demi-siècle plus tard la France continue à leur donner à l'un comme à l'autre de nouvelles chances, alors que des milliers de jeunes fuient à nouveau l'Espagne, angoissés par l'asphyxie d'une patrie qui ne leur offre aucune chance. Plus que de l'orgueil, le sujet devrait être source de honte".

Toute la presse espagnole annonce en une la nomination de Manuel Valls, consacrant de longs articles à celui que le quotidien El Mundo, de centre-droit, dépeint comme "Un Espagnol à l'Hôtel Matignon", "naturalisé français en 1982, petit-fils d'un journaliste républicain".

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