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La disparition du vol MH370 prouve la nécessité d'un meilleur suivi des appareils (IATA)

01/04/2014 02:51 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Le vol MH370, disparu en mer, illustre tragiquement la nécessité d'un meilleur suivi des avions pour les vols commerciaux, a rappelé mardi l'Association internationale du transport aérien (IATA), ajoutant qu'elle ne pouvait pas "laisser un autre appareil tout simplement disparaître".

"Le vol MH370 a mis en lumière la nécessité d'améliorer notre suivi des appareils en vol", a indiqué dans un communiqué Tony Tyler, le directeur de l'IATA.

"Dans un monde où chacun de nos mouvements semblent être scrutés, il est difficile de croire qu'un appareil peut tout simplement disparaître et que les informations de vol et les enregistrements vocaux du cockpit soient si difficiles à récupérer", a-t-il ajouté.

M. Tyler s'exprimait au cours d'une conférence de l'IATA à Kuala Lumpur, où les autorités continuent d'enquêter sur les raisons de la disparition du vol de Malaysia Airlines, survenue le 8 mars.

Le Boeing 777 s'est volatilisé alors qu'il se dirigeait vers Pékin depuis Kuala Lumpur avec 239 passagers à son bord.

Les autorités malaisiennes pensent que le vol a été délibérément détourné par un des passagers, s'est dirigé pendant plusieurs heures dans la mauvaise direction, avant d'être repéré pour la dernière fois par un satellite dans les eaux éloignées de l'océan Indien.

Les experts en aviation estiment que le mystère du vol MH370 pourrait amener à une transformation profonde du secteur, en particulier à une amélioration du suivi des appareils, même s'ils disparaissent des radars civils et que leurs systèmes automatiques de signalisation sont désactivés.

La Malaisie affirme que le système de communication ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System), qui permet d'échanger des informations entre l'appareil en vol et le centre opérationnel d'une compagnie aérienne, ainsi que le transpondeur de l'aéronef ont été coupés au moment où l'avion a disparu des écrans radars.

Tony Tyler a également rappelé que les gouvernements doivent mieux utiliser des sources d'informations telles que le fichier d'Interpol qui recense les passeports perdus et volés.

Deux des passagers du vol disparu voyageaient avec des passeports volés, ce qui avait un temps alimenté les craintes d'une action terroriste. Interpol a depuis indiqué que ces deux passagers iraniens n'étaient que de simples migrants illégaux.

La Malaisie a dû faire face à une vague de critiques quand il s'est avéré qu'aucun des passeports des passagers n'avaient été comparés avec la base d'Interpol avant l'embarquement. Les autorités malaisiennes ont rétorqué que de telles vérifications prenaient trop de temps pour les employés en charge de l'immigration et que cela causerait des délais d'attente excessifs dans les aéroports.

M. Tyler a expliqué que la vérification des passeports était "la responsabilité bien établie des gouvernements".

"Il est important de rappeler que les compagnies aériennes ne sont pas des gardes-frontières ou des policiers", a-t-il ajouté.

Les recherches, auxquelles participent de nombreux pays, est toujours en cours dans l'océan Indien pour retrouver les débris du vol MH370. Les autorités espèrent mettre la main sur la boîte noire de l'appareil, qui contient les informations de vol et les enregistrements vocaux du cockpit et permettrait de fournir des indices sur ce qui s'est passé.

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