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Changements climatiques: la CAQ, le PLQ et le PQ n'obtiennent pas la note de passage

01/04/2014 12:17 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT
Luiz Felipe Castro via Getty Images

DISCUSSION EN DIRECT - Des groupes environnementaux, dont Nature Québec et la Fondation David Suzuki, ont fait passer un questionnaire sur la lutte contre les changements climatiques aux partis politiques qui souhaitent prendre le pouvoir lors du prochain scrutin au Québec. Résultat : selon leurs critères, la moitié des formations n'obtient pas la note de passage.

À la lumière des réponses aux 17 questions posées aux partis, si les environnementalistes observent qu'il existe un certain consensus sur les cibles de réduction des gaz à effet de serre, ils notent un clivage entre les partis sur la question de l'exploitation et de la consommation pétrolières dans la province.

À Pas de midi sans info, on vous pose la question : Les partis politiques accordent-ils assez d'importance aux questions environnementales?

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Les groupes environnementaux constatent que presque tous les partis se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 à 40 % d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990.

« Toutefois, il existe des différences significatives entre les partis quant à la compréhension du problème et l'urgence pour le Québec de contribuer à sa solution et à prendre le virage qui s'impose », estime Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du Fonds mondial pour la nature.

Les groupes, qui soulignent que ces notes sont dévoilées au lendemain de la publication d'un rapport alarmant du GIEC sur les changements climatiques, déplorent le peu d'importance accordée à cet enjeu au cours de la présente campagne électorale.

Pour Patrick Bonin, de Greenpeace, si les partis présentent de bonnes intentions, il importe qu'ils « passent de la parole aux actes ». Il souligne que si plusieurs partis émettent des objectifs de réduction, ils n'avancent que peu de moyens concrets pour les atteindre.

Division sur la question du pétrole

Les groupes environnementaux constatent un « clivage net » entre les partis qui s'opposent à l'exploitation du pétrole de schiste d'Anticosti (Québec solidaire, Parti vert du Québec, Option nationale), et ceux qui souhaitent « à la fois réduire la consommation de pétrole et foncer sans débat dans l'aventure pétrolière d'Anticosti », position qu'ils associent au PQ et à la CAQ. Quant au PLQ, les groupes affirment que la formation « n'a pas d'objectif de réduction de consommation du pétrole ».

Pour Christian Simard, de Nature Québec, « il est pourtant de première importance que la classe politique québécoise résiste aux chants des sirènes des marchands de pétrole et concentre sa lutte aux changements climatiques sur ce qui fait sa force, soit l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables ».

En outre, les groupes estiment que la lutte contre les changements climatiques passe notamment par virage vers les transports collectifs. « Malgré certains engagements intéressants en matière de transports collectifs et d'électrification des transports, il faudra bien plus pour atteindre la réduction de GES urgente demandée hier par le GIEC », déclare André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).

Du positif...

Des mesures avancées par les partis politiques sont tout de même qualifiées de « dignes de mention » par les groupes environnementaux. Ils soulignent notamment l'engagement des libéraux à commander une évaluation environnementale stratégique sur l'ensemble de la filière de l'exploitation des hydrocarbures, et l'opposition de Québec solidaire à toute forme de transport de pétrole en provenance des sables bitumineux sur le territoire québécois.

Les groupes mentionnent aussi l'engagement de certains partis visant à interdire la fracturation hydraulique pour le pétrole et le gaz de schiste sur tout le territoire du Québec. Finalement, ils font ressortir que plusieurs partis se sont engagés « à une stratégie énergétique qui prend en compte les perspectives de demande à long terme », misant sur l'expertise développée au Québec sur le plan des nouvelles énergies propres, des technologies d'efficacité énergétique et de l'économie d'énergie.

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