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Centrafrique: dates-clés depuis l'opération militaire française

01/04/2014 01:38 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Rappel des événements en Centrafrique depuis le lancement le 5 décembre de l'opération Sangaris par la France (2.000 hommes), officiellement en appui à une force africaine, la Misca (6.000 militaires).

Depuis un an, l'ancienne colonie française traverse une crise sans précédent avec des violences interreligieuses et des centaines de milliers de déplacés.

Le cycle des tueries a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées par les combattants majoritairement musulmans de la rébellion Séléka, dirigée par Michel Djotodia, qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013. En réaction, des milices d'autodéfense majoritairement chrétiennes, les anti-balaka, se sont formées. Elles ont dépuis attaqué les civils musulmans, à Bangui et ailleurs.

--2013--

- 5 décembre: L'armée française lance l'opération Sangaris pour restaurer la sécurité, après un vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises d'intervenir.

Le matin, des anti-balaka (anti-machettes) infiltrés dans Bangui avaient lancé une attaque, entraînant des représailles des combattants Séléka contre les chrétiens.

- 7 décembre: Paris annonce que ses soldats ont désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations". Deux jours plus tard, les troupes françaises entreprennent un vaste désarmement, à commencer par celui des ex-Séléka, mais l'opération s'accompagne de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

--2014--

- 10 janvier: Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses, démissionne sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France.

- 20 janvier: La maire de Bangui, Catherine Samba Panza, est élue présidente de transition par le Parlement. Elle lance un "appel vibrant" à déposer les armes.

- 27-28 janvier: A Bangui, les deux principaux camps où sont cantonnés les ex-rebelles Séléka sont évacués et les combattants regroupés à la sortie nord de la ville. Mais de nombreux ex-rebelles vont fuir la capitale avant de se replier en province, largement hors de contrôle.

L'ONU donne son feu vert à l'engagement d'une force européenne.

- 12 février: Catherine Samba Panza affirme vouloir "aller en guerre" contre les milices anti-balaka.

La veille, le ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian avait appelé les forces internationales à mettre fin aux exactions des milices, "si besoin par la force".

- 16 février: Les forces internationales lancent une vaste opération de désarmement des anti-balaka, interpellant certains de leurs chefs.

- 28 février: 2e visite du président français François Hollande depuis le déclenchement de l'opération Sangaris.

- 3 mars: L'ONU recommande de déployer près de 12.000 Casques bleus.

- 22 mars: Début d'une nouvelle flambée de violences à Bangui. Depuis, plus de 60 personnes y sont mortes dans les violences, selon une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, qui cite une attaque à la grenade dans un centre funéraire qui a fait 20 morts le 27 mars, ainsi que le décès de 24 personnes tuées samedi par des soldats tchadiens.

- 1er avril: L'Union européenne annonce le lancement officiel de son opération militaire. La force, appelée Eufor-RCA, comprendra jusqu'à 1.000 soldats.

François Hollande juge que la situation sécuritaire en Centrafrique s'est "dégradée" et que les musulmans y sont "directement visés", à l'issue d'un entretien à Paris avec la présidente Samba Panza.

acm/bc/mba

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