DIVERTISSEMENT
26/03/2014 03:53 EDT | Actualisé 26/03/2014 03:53 EDT

Les Films Séville s'arment d'une nouvelle division internationale

Ismaël Houdassine

Les Films Séville, filiale québécoise de eOne International, annoncent aujourd’hui la création de Séville International, une nouvelle division distincte qui aura pour mandat d’assurer l’exportation et la promotion des films québécois partout à travers le monde. Le distributeur veut ainsi assurer une meilleure visibilité de nos productions dans diverses régions du globe.

Forte d’une expertise de 12 ans de métier, c’est Anick Poirier, la vice-présidente des ventes internationales chez eOne qui prendra en charge dès le 1er avril la nouvelle structure. «Même si Séville International s’occupera d’œuvres canadiennes et internationales, les films québécois y auront une très grande place», a-t-elle expliqué hier lors d’une rencontre avec les médias.

L’objectif : permettre aux films d’être vus en salles à l’étranger. «Au-delà des festivals, on veut surtout que les œuvres trouvent le meilleur moyen d’être distribuée dans chaque territoire. Les succès réels sur la scène internationale de nos réalisateurs québécois tels Jean-Marc Vallée, Denis Villeneuve ou Ken Scott prouvent que ce n’est pas seulement un effet de mode. La qualité de notre cinéma en a fait une véritable marque et l’exportation est devenue aujourd’hui une notion importante dans la vie d’un film», a-t-elle précisé.

«C’est pourquoi on a décidé de créer une division comme Séville Internationale, a ajouté le président d’eOne, Harold van Lier. On veut se donner les moyens d’accompagner nos films en trouvant pour chacun d’entre eux le partenaire local idéal, que ce soit en Europe, en Asie ou aux États-Unis.»

Afin d’accomplir sa mission, Séville International s’est déjà doté d’un catalogue composé de près de 120 titres dont les prochaines moutures de plusieurs cinéastes québécois. On parle ici du nouveau film de Xavier Dolan (Mommy), de Carole Laure (Love Project), de Stéphane Lafleur (Tu dors Nicole), d’Alexis Durand-Brault (La petite reine), de Martin Talbot (Henri Henri) et de Sophie Deraspe (Les loups).

«On fonctionne par coup de cœur, a affirmé Patrick Roy, président de Séville. On représente aussi bien les films d’auteur que les films plus commerciaux. On veut également travailler en amont et ainsi pointer les œuvres à grand potentiel sans avoir à intervenir dans les scénarios. Au contraire des grands studios, on laissera toute la liberté de création à nos artistes.»

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