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USA: manifestants à la Cour suprême pour un débat contraception/religion

25/03/2014 09:50 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés mardi malgré la neige sur les marches de la Cour suprême des Etats-Unis avant une audience sur le droit d'un employeur de limiter l'accès de ses salariées à la contraception au nom de la religion.

Des militants féministes brandissaient et scandaient des slogans proclamant "Le contrôle des naissances n'est pas l'affaire de mon patron". Des activistes homosexuels avaient déployé sous un drapeau gay une immense banderole sur laquelle on pouvait lire: "La bigoterie déguisée en liberté religieuse est toujours de la bigoterie".

A côté, malgré les chutes de neige, un gros bataillon de manifestants anti-avortement donnaient de la voix pour défendre "foi et famille".

Lors d'une audience de 90 minutes, les neuf juges de la Cour suprême doivent se demander si un employeur, au nom de ses croyances religieuses, peut délibérément priver ses salariées d'un libre accès à la pilule du lendemain, via leur couverture maladie.

Dans ce qui est le premier recours contre la réforme de la santé de Barack Obama, qu'elle a validée il y a deux ans, la haute Cour entendra les arguments d'une chaîne familiale de matériels d'arts créatifs, qui refuse, au nom de sa foi chrétienne, de fournir à ses employées une couverture maladie pour certaines méthodes de contraception.

En face, l'administration Obama, qui a déjà exempté les congrégations religieuses de cette obligation légale, considère qu'une entreprise à but lucratif ne jouit pas du même droit constitutionnel à la liberté religieuse qu'une personne.

Hobby Lobby, ce groupe de fournitures d'art dont le siège est en Oklahoma (sud), mais aussi sa librairie religieuse Mardel, ainsi que Conestoga, un fabricant de placards en Pennsylvanie (est), de confession mennonite, refusent tous trois de se plier aux exigences de la loi. Ils risquent une amende.

Objet de la controverse : quatre des vingt moyens de contraception pris en charge par la loi Obamacare -- deux pilules du lendemain et deux types de stérilet -- que les plaignants considèrent comme une méthode d'avortement.

chv/bdx

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