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Mur antibruit : un premier segment prêt avant l'été

25/03/2014 02:49 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

La construction d'un mur antibruit va bon train le long de l'autoroute Laurentienne, à Charlesbourg. Les travaux sont commencés depuis deux semaines dans le secteur de la rue Trudelle.

Ce premier segment de 250 mètres sera prêt ce printemps, avant d'être prolongé sur deux kilomètres si le résultat permet d'atténuer le bruit. La Ville de Québec autorise même les travaux de nuit jusqu'au 4 avril afin que l'échéancier soit respecté.

Le porte-parole des citoyens dans ce dossier, Maurice Fillion, attend ce mur antibruit depuis 30 ans. Il a bon espoir que celui-ci, conçu en planches de cèdres, en laine isolante et orné de végétaux, règlera le problème une fois pour toutes. « J'ai très, très hâte de voir au cours de l'été comment le bruit va être diminué. Je crois sincèrement que le bruit va être diminué, de la manière dont le mur a été fait », a-t-il affirmé.

De surcroît, Maurice Fillion trouve que le résultat s'annonce esthétiquement réussi. « Ça ne masque pas, ça va faire très beau. Ils vont mettre des arbustes et de la vigne, ça va être très joli, bien fait. »

L'érection d'un mur antibruit de deux kilomètres de long entre les boulevards Louis-XIV et Jean-Talon est un projet évalué à environ 5 millions de dollars. À lui seul, le premier segment de 250 mètres est évalué à environ 1 million de dollars.

Recours collectif des citoyens

Les citoyens poursuivent en parallèle leurs démarches judiciaires pour obtenir des dédommagements en raison du bruit incessant de l'autoroute. La date de l'audience du recours collectif sera fixée bientôt. L'avocat des résidents, Me Michel Chabot, suit de près l'évolution des travaux. Il explique que lorsque le mur sera terminé, des experts iront constater si le bruit a suffisamment diminué.

« Si c'est le cas, étant donné qu'il y a des engagements écrits de la Ville et du ministère de prolonger sur deux kilomètres, eh bien la question du mur, on n'en parlera plus. On parlera des dommages seulement », a précisé Me Chabot.

Les résidents réclament jusqu'à 60 000 $ par maison pour troubles de voisinage et la perte de leur qualité de vie.

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