POLITIQUE

L'ex-DGE critique le projet de réforme électorale du gouvernement Harper

25/03/2014 03:27 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT
PC

L'ancien directeur général des élections du Canada Jean-Pierre Kingsley ajoute sa voix aux nombreuses critiques formulées à l'endroit du projet de réforme électorale du gouvernement conservateur.

Un texte de Madeleine Blais-Morin Twitter Courriel

M. Kingsley, qui a occupé les fonctions de directeur général des élections (DGE) de 1990 à 2007, a témoigné mardi matin devant le comité parlementaire qui étudie ce projet de loi. Il affirme qu'en annulant la possibilité qu'a l'électeur de recourir à un répondant pour confirmer son identité ou son adresse, cela porterait atteinte au droit constitutionnel de voter d'un nombre important de Canadiens.

Selon lui, ce changement n'est pas justifié.

M. Kingsley propose une modification au projet de loi afin de pallier la perception d'un problème lié aux répondants. Il suggère que les répondants qui devaient jusqu'ici prêter serment le fasse désormais par écrit.

Il croit aussi que le directeur général des élections doit conserver le droit de communiquer avec les Canadiens. L'article 18 du projet de loi limite à des aspects bien précis les possibilités du DGE de communiquer avec le public, notamment pour fournir des informations sur l'heure et l'endroit des bureaux de scrutin. Selon lui, il faut résilier cet article, sans quoi, les Canadiens vont perdre confiance dans le processus électoral.

Par ailleurs des manifestations ont eu lieu mardi dans plusieurs villes du pays pour dénoncer le projet de loi fédéral. Ils étaient par exemple un peu plus d'une centaine devant le bureau du ministre d'État responsable de la Réforme démocratique, Pierre Poilièvre, à Ottawa.

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