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Le crime de Cassandre et Houria en Argentine soulève de nombreuses interrogations

25/03/2014 10:59 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

L'enquête sur la mort en 2011 des Françaises Cassandre Bouvier et Houria Moumni est parsemée de zones d'ombre qui aiguisent les interrogations des parties civiles et de la défense, auxquelles devra répondre le tribunal de Salta, dans le nord de l'Argentine.

. Hors de cause. Pourquoi Walter Lasi, père du principal accusé et propriétaire de l'arme qui a tué Cassandre, a-t-il été laissé libre ? Il travaillait à l'époque dans le parc et était chargé de faire une ronde à la fermeture, pour s'assurer que tous les visiteurs avaient quitté les lieux.

. Brouille. Alors qu'il étaient brouillés, en raison de vieilles rivalités familiales, pourquoi les trois accusés Gustavo Lasi, Santos Vera et Daniel Vilte se seraient-ils réunis pour violenter les deux Françaises ? Le dossier d'instruction mentionne une rencontre fortuite entre Gustavo Lasi et les deux autres accusés. Lasi affirme qu'il a été contraint de violer les françaises sous la menace de Vilte et Vera.

. Emplacement des corps. Pourquoi les deux corps ont-ils été abandonnés à proximité d'un lieu fréquenté et non dissimulés dans une zone isolée du parc de la Quebrada de San Lorenzo ? Les accusés connaissaient bien les montagnes qui surplombent le village de San Lorenzo et entre la disparition (15 juillet) et la découverte des corps (29 juillet), ils disposaient de deux semaines pour mieux dissimuler leur crime.

. L'aubergiste. Pourquoi la logeuse n'a pas donné l'alerte à la police alors que les jeunes femmes avaient laissé leurs sacs à dos avec leurs affaires à l'Hostal del Cerro ? La propriétaire de l'auberge, une Argentine, a quitté la ville quelques jours après la découverte des corps.

. Date du crime. Le crime a-t-il bien été commis le 15 juillet comme l'affirme le dossier d'instruction ? Sur la base de l'autopsie, une analyse française affirme que la mort n'est pas intervenue plus d'une semaine avant la découverte des corps. L'état de conservation des corps a surpris les enquêteurs. En plein hiver austral et alors que des animaux sauvages rodent dans le parc de la Quebrada de San Lorenzo, les cadavres sont presque intacts deux semaines après la date présumée du meurtre.

. Mystérieux suicide. Le commissaire de police Nestor Piccolo a été retrouvé mort en novembre 2011. La police a conclu au suicide, mais des voix dissonantes disent qu'il a été éliminé car il souhaitait poursuivre l'enquête.

ap/ag

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