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Japon: le développement de la principale prochaine fusée confié à Mitsubishi Heavy Industries (MHI)

25/03/2014 05:37 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Le développement de la prochaine principale fusée japonaise, qui succèdera aux H-2A et H-2B, est confié au groupe nippon Mitsubishi Heavy Industries (MHI) en partenariat avec l'Agence d'exploration spatiale (Jaxa), a annoncé mardi cette dernière.

La Jaxa avait lancé il y a quelque temps un appel d'offres pour désigner le premier contractant, concours au terme duquel a été choisi MHI qui remplit au mieux tous les critères requis, a expliqué la Jaxa.

Le groupe polyvalent MHI sera aussi chargé des opérations de lancement.

Ce choix n'a rien d'étonnant puisque MHI est déjà le constructeur des fusées H-2A et H-2B ainsi que le prestataire privé des lancements effectués avec la première et le partenaire des tirs de la seconde.

Le développement du prochain modèle-phare débutera à partir de l'année budgétaire s'ouvrant le 1er avril prochain et un tir de test inaugural est espéré entre avril 2020 et mars 2021.

MHI est désormais chargé de s'entourer d'autres partenaires industriels pour développer la structure de la future fusée, son système électronique, ses moteurs et tous ses éléments-clefs.

La possession par le Japon de lanceurs est considérée comme stratégique pour l'indépendance du pays en matière spatiale.

Le Japon ambitionne en outre d'être un acteur compétitif sur le marché des lancements de satellites privés.

"L'utilisation de l'espace étant devenue impérative dans divers domaines, tels que l'utilisation des données satellitaires pour notre vie quotidienne (météo, géolocalisation), il est important de s'assurer une capacité indépendante de lancement spatial", insiste la Jaxa. L'agence ne l'évoque pas, mais cette capacité de lancement est aussi essentielle pour mettre en orbite des satellites-espions, notamment pour surveiller la Corée du Nord.

"Le véhicule de lancement principal actuel, H-2A, est basé sur le concept de son prédécesseur et a donc plus de 30 ans", rappelle aussi l'agence qui juge que le temps presse désormais de redonner des capacités spatiales fraîches au pays, de même qu'il faut vite rajeunir les effectifs d'ingénieurs compétents.

Il est en outre selon elle "nécessaire de réduire les coûts de lancement afin de profiter de la demande de placement de satellites commerciaux étrangers en plus des engins gouvernementaux japonais". La H-2A, dont le 24e exemplaire sera lancé le 24 mai prochain, a fait ses preuves techniques mais ses tirs coûtent trop cher comparés à ceux des lanceurs étrangers dont la fusée européenne Ariane.

kap/ml

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