POLITIQUE

Couillard serait «un premier ministre par défaut», selon Legault (VIDÉO)

25/03/2014 09:50 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, regrette que le scrutin du 7 avril soit devenu « une élection référendaire » et que les autres enjeux aient été complètement évacués de la campagne.

M. Legault a affirmé mardi qu'à la lumière des derniers sondages, son adversaire libéral, Philippe Couillard, risquait de devenir « premier ministre par défaut ». Selon lui, le chef du PLQ « n'a pas de programme à part de dire qu'il est contre un référendum » sur la souveraineté du Québec.

« C'est la même équipe qu'on a mise dehors parce que c'était une équipe usée et corrompue et puis là, on pense les réélire le 7 avril! », s'est-il exclamé, consterné de voir que 36 candidats ayant siégé au Parlement sous la direction de Jean Charest se présente encore une fois sous la bannière libérale cette année.

Le chef de la CAQ a aussi déploré que le Parti québécois n'ait pas fait de compromis sur son projet de charte des valeurs, alors que la CAQ aurait été prête à en discuter. Il a accusé la chef péquiste Pauline Marois d'avoir fait de la « petite politique » en déclenchant des élections hâtives dans le but d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale.

Assommé par le plus récent sondage qui accorde seulement 15 % des intentions de vote à sa formation, M. Legault a admis qu'il avait « toute une côte à remonter » pour inverser la tendance. Il mise notamment sur le débat de jeudi soir, diffusé sur les ondes de TVA, pour convaincre les Québécois de lui faire confiance.

Par ailleurs, M. Legault s'est dit ouvert à rendre public ses états financiers ainsi que ceux de sa femme, comme l'a demandé mardi son adversaire libéral, pourvu que Mme Marois et la co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David soient disposées à faire de même.

En 2012, François Legault et Pauline Marois avaient accepté de se plier à l'exercice, contrairement à leur adversaire libéral, Jean Charest.

Plus de privé dans les universités et vice-versa

François Legault était à Laval pour parler de son Projet Saint-Laurent et des liens qu'il voudrait resserrer entre les universités et le secteur privé dans une vingtaine de « zones d'innovation ». Soulignant que les pays dont les niveaux d'éducation sont les plus élevés sont également les plus riches, le chef caquiste s'est désolé de la méfiance dont font preuve certains chercheurs envers les entreprises.

Pour favoriser la recherche appliquée, que M. Legault a décrite comme « la recherche utile », la CAQ propose de revoir les critères d'octroi des crédits d'impôt en recherche et développement pour faire en sorte qu'au moins 25 % de la recherche appliquée soit effectuée dans les universités. Ce taux atteint actuellement 8 %.

Le chef de la CAQ se rendra en après-midi dans la circonscription de L'Assomption, où il tente de se faire réélire face au candidat péquiste Pierre Paquette.

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