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Stephen Harper pour une position ferme face à la Russie au G7

24/03/2014 06:11 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT
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Réunis à La Haye, aux Pays-Bas, les membres du G7 ont décidé d'organiser un sommet à Bruxelles, en juin, plutôt que d'assister au sommet du G8 prévu à Sotchi, en Russie. 

Les sept pays les plus industrialisés de la planète, parmi lesquels figure le Canada, souhaitent aussi trouver de nouveaux moyens de renforcer leur sécurité énergétique collective. En Europe seulement, le tiers de l'approvisionnement en gaz naturel dépend de la Russie.

Il a aussi été question de renforcer les sanctions contre Moscou, en cas d'escalade du conflit. Un responsable américain a précisé qu'une intervention russe dans l'est et le sud de l'Ukraine serait un signal clair pour l'ajout de sanctions.

Le G7 a par ailleurs étudié les conséquences que pourraient avoir les sanctions occidentales sur les pays entourant la Russie. Selon ses membres, les dommages collatéraux sont justifiés, dans le cas de la crise ukrainienne.

Suspendre ou non?

Plus tôt dans la journée, le premier ministre britannique, David Cameron, avait déjà proposé d'annuler le sommet du G8 en Russie cette année.

« Nous devrions dire clairement qu'il n'y aura pas de sommet du G8 en Russie cette année. C'est très clair », a-t-il dit avant cette réunion, organisée en marge d'un Sommet sur la sécurité nucléaire. Londres parlait elle aussi d'exclure la Russie de ce club des plus grandes nations industrialisées du monde, auquel elle a adhéré en 1998.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accueilli ce possible dénouement sans grande émotion.

Le premier ministre canadien, Stephen Harper, avait aussi évoqué il y a trois semaines l'idée d'exclure complètement la Russie du G8, en réponse à ses agissements en Ukraine.

En réaction aux sanctions canadiennes à son égard, Moscou a interdit lundi l'entrée sur son territoire à 13 Canadiens, surtout des fonctionnaires et des élus.

Le G7 n'a cependant pas discuté d'une suspension de la Russie, mais bien d'un remplacement du sommet du G8 de 2014.

Kiev évacue ses dernières bases militaires de Crimée

Pendant ce temps, les derniers militaires ukrainiens présents en Crimée ont reçu l'ordre d'évacuer la péninsule, en raison des menaces d'affrontement armé avec les forces russes qui encerclent toutes les bases ukrainiennes depuis le début du mois de mars.

L'ordre a été donné par le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, après la prise de contrôle de la base navale de Féodossia par des soldats russes soutenus par des hélicoptères et des blindés, tôt lundi matin.

Conséquence de la chute du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, le 22 février, la crise en Ukraine est devenue en un mois la plus grave confrontation entre l'Est et l'Ouest depuis la fin de la guerre froide.

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