POLITIQUE

Impératif français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal dénoncent la «francophobie» de médias anglophones

24/03/2014 01:09 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

L'organisme Impératif français, en Outaouais, et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont joint leurs efforts, lundi, pour dénoncer la «  francophobie  » de certains médias anglophones.

Selon les deux groupes, les francophones du Québec qui font la promotion de la langue française sont diabolisés par certains médias anglophones et par des messages sur les médias sociaux.

Les représentants de ces deux organismes soulignent que trop souvent,  les francophones qui défendent le fait français au Québec, sont associés à des racistes et à des xénophobes.

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, affirme que les médias anglophones ne sont pas les seuls à s'attaquer aux francophones et que le gouvernement fédéral joue aussi un rôle.

Une image internationale à changer

M. Perreault rappelle notamment que l'Agence de revenu du Canada a éliminé la désignation bilingue de dizaines de postes.

Il note également que les sites Internet de plusieurs missions étrangères au Canada, dont celles de l'Australie et de l'Angola, n'offrent aucune information en français.

« L'image internationale que projette le Canada est celle d'un pays unilingue anglais. Les missions diplomatiques étrangères établies au Canada nous retournent très bien cette image de négation de la francophonie et du Québec, avec leurs sites web aux pratiques d'exclusion et de discrimination », déplore Jean-Paul Perreault.

Afin de dénoncer ces problèmes, Impératif français et la Société Saint-Jean-Baptiste lanceront une campagne à la radio et à la télévision. Les messages publicitaires seront diffusés, au début du mois d'avril, dans les régions de Montréal et de l'Outaouais.

Ailleurs au Canada aussi

Le militant franco-ontarien et ancien député provincial de Prescott-Russell, dans l'Est ontarien, Jean Poirier, dit que les francophones des autres provinces sont aussi victimes de « francophobie ».

M. Poirier affirme que malgré les luttes menées par la communauté francophone, celle-ci doit encore, en 2014, se battre pour faire reconnaître ses droits et pour combattre les préjugés à son endroit.

Avec les informations de René Hardy.

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