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MH370: le vice-président d'Inmarsat explique la manière de localiser l'avion

24/03/2014 04:49 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Le vice-président d'Inmarsat, opérateur britannique de satellites dont les données ont permis lundi de conclure au crash dans le sud de l'océan indien du vol MH370 de la Malaysia Airlines, a expliqué lundi sur Sky News le mode opératoire utilisé.

Inmarsat et le AAIB (Bureau britannique d'enquête sur les accidents aériens) "ont conclu que le MH370 a volé dans le couloir sud et que sa dernière position se trouvait au milieu de l'océan Indien", a annoncé lundi la compagnie Malaysia Airlines.

Pour arriver à ces conclusions, "nous avons pris en compte la vitesse du pilote automatique -environ 350 noeuds- et ce que nous savions en termes de carburant et d'autonomie de l'avion pour arriver jusqu'à une série de bips que nous recevions", a expliqué sur Sky News le vice-président d'Inmarsat.

Bien que les systèmes de communication du vol MH370 aient été éteints, les satellites Inmarsat ont continué de capter toutes les heures des "bips" en provenance de l'avion.

Ces bips sont envoyés d'une station terrestre jusqu'au satellite puis vers l'avion qui renvoie automatiquement un +bip+ en sens inverse. Inmarsat a mesuré le temps mis par ces bips entre l'avion et le satellite.

"Nous avons observé l'effet Doppler qui est le changement de fréquence dû au mouvement du satellite sur son orbite", a-t-il expliqué.

"Cela nous a donné une trajectoire possible pour le couloir nord et une autre pour le couloir sud".

"Nous avons réuni les données des Boeing 777 de la Malaysia Airlines, nous les avons modélisées et les avons comparées avec les données du couloir sud et du couloir nord et nous avons découvert que le couloir sud est sans aucun doute possible celui qui a été emprunté", a-t-il expliqué sur la BBC.

"Normalement, vous cherchez à trianguler les données et souvent vous avez le GPS. Mais parce que les avions dans cette région n'envoient pas de signaux de leur localisation, nous avons travaillé à l'aveugle", a-t-il ajouté sur Sky News.

Il a également estimé qu'il était "techniquement possible dès aujourd'hui" d'éviter ce genre de disparition en faisant envoyer par les avions toutes les 15 minutes, ce qui coûterait "un dollar de l'heure", "des messages de type SMS avec l'heure, la vitesse, la distance et la position".

Cette annonce dramatique conclut 17 jours d'angoisse pour les proches des 239 personnes présentes à bord du Boeing, dont 153 Chinois et quatre Français. Elle ne répond pour autant à aucune interrogation quant au scénario ayant précipité le Boeing dans cette région inhospitalière.

mc/ai

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