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Liban: 27 morts dans les heurts confessionnels à Tripoli depuis le 13 mars

24/03/2014 12:00 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Au moins 27 personnes sont mortes, en majorité des civils, dans les heurts confessionnels entre sunnites et alaouites à Tripoli, la plus grande ville du nord du Liban, depuis le 13 mars, a indiqué une source de sécurité à l'AFP lundi.

Les combats ont connu une accalmie lundi, pour la première fois en près de deux semaines, mais les snipers des deux camps sont encore déployés dans la ville.

Ces affrontements, récurrents depuis des années, opposent deux quartiers pauvres du nord de la ville: Bab al-Tebbaneh, habité par les sunnites, et Jabal Mohsen, fief des alaouites, la confession du président syrien Bachar al-Assad.

Depuis 2008, les affrontements entre ces deux quartiers ennemis, séparés par une rue qui, ironie du sort, s'appelle la rue de Syrie, ont fait plus de 200 morts et 3.000 blessés.

Ils se sont intensifiés depuis le début du soulèvement en Syrie, qui a exacerbé les divisions au Liban, la majorité des sunnites libanais soutenant leurs coreligionnaires luttant contre le régime Assad, qui est lui soutenu par les alaouites.

"Vingt-sept personnes ont été tuées en 12 jours de combats, et 134 autres blessées", a précisé la source, sous le couvert de l'anonymat. Un précédent bilan faisait état de 26 morts.

Parmi les victimes se trouvent 19 résidents de Bab al-Tebbaneh, dont 13 civils, et sept habitants de Jabal Mohsen, dont quatre civils, ainsi qu'un soldat, a-t-elle ajouté.

Dimanche, l'armée a fait des descentes dans plusieurs maisons, à la recherche d'insurgés.

Les écoles et les magasins étaient toujours fermés lundi dans les quartiers les plus sensibles, mais avaient rouvert dans le reste de la ville, pour la première fois depuis plusieurs jours.

L'autoroute vers la Syrie était également rouverte, quelques rues menant vers les quartiers en conflit demeurant cependant fermées.

L'armée est déployée dans la ville depuis plusieurs semaines, mais les troupes sont régulièrement la cible de tirs.

"Ce qui se passe à Tripoli est une guerre d'usure et personne n'essaie de mettre fin au bain de sang", ont dénoncé dans un communiqué les députés de la ville.

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