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Élections au Québec : les électeurs anglophones de l'Outaouais se sentent oubliés

24/03/2014 08:32 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Plusieurs résidents des communautés anglophones de l'Outaouais sont inquiets de la campagne électorale au Québec et disent se sentir ignorés par les politiciens.

En 2012, la libérale Charlotte L'Écuyer avait facilement remporté la circonscription de Pontiac avec près de 60 % des voix, mais le taux de participation dans le comté était l'un des pires de la province à seulement 62 %.

Cette fois-ci, des résidents veulent se mobiliser contre un éventuel gouvernement souverainiste et la possibilité d'un référendum.

« Il est donc très important que tout le monde vote », affirme une résidente, Susan Knox.

La mairesse de Shawville, Sandra Murray, partage cet avis et se plaint que les partis politiques ignorent les besoins de sa communauté majoritairement anglophone.

Le Pontiac est aux prises avec des problèmes économiques et d'infrastructures. La route 148, notamment, est en piteux état et des centaines d'emplois ont été perdus dans l'industrie forestière au cours des dernières années.

Moins de touristes?

La possibilité d'un référendum effraie aussi des commerçants qui craignent que les affaires ralentissent.

Judy Stephens, qui est propriétaire d'un restaurant, voudrait plutôt entendre parler du développement touristique de la région.

« Il ne se passe pas grand-chose ici. C'est très très calme », dit-elle, ajoutant qu'évoquer la souveraineté fait fuir les clients anglophones de la région.

Vers une baisse des services en anglais?

De son côté, le président de l'Association régionale des West Quebecers, Noël Gates, craint que les services en anglais soient réduits.

M. Gates ne croit toutefois par que l'issue des élections provinciales changera quelque chose à la bonne entente entre les francophones et les anglophones de l'Outaouais.

Jacques Robitaille, un résident du Pontiac, croit lui aussi qu' « il va toujours y avoir des gens pour grogner, mais personne ne va vouloir jeter de l'huile sur le feu ».

« Et si les politiciens se mettent à le faire, je pense que les gens d'ici, autant anglophones que francophones, vont se tenir pour dire non ça ne nous intéresse pas », conclut-il.

D'après le reportage de Geneviève Garon.

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