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La Centrafrique depuis la chute de Bozizé, il y a un an

24/03/2014 12:12 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Rappel des événements en Centrafrique depuis le renversement de François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, en mars 2013.

Depuis, le pays est emporté dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses sous le regard impuissant des institutions de transition. Il traverse une crise humanitaire sans précédent avec près d'un million de déplacés et réfugiés, en majorité musulmans.

--2013--

- 24 mars: Les rebelles de la Séléka prennent Bangui, chassant François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. Michel Djotodia s'autoproclame président.

La France annonce l'envoi de soldats pour assurer la protection des ressortissants français et étrangers.

- 25 mars: Djotodia suspend la Constitution et dissout l'Assemblée nationale.

L'Union africaine suspend la Centrafrique et impose des sanctions à des responsables de la Séléka.

- 31 mai: La Centrafrique émet un mandat d'arrêt international contre Bozizé.

- 17 juil: Des hommes de la Séléka ont commis plus de 400 meurtres en quatre mois et "continuent de commettre les crimes les plus graves contre la population" (Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme).

- 1er août: La Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) est transformée en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) sous l'égide de l'Union africaine

Le 18, Djotodia prête serment.

- 8-9 sept: Affrontements entre ex-rebelles de la Séléka et groupes d'autodéfense chrétiens, autour de Bossangoa (nord-ouest): une centaine de morts.

- 19 nov: La diplomatie américaine s'alarme d'une situation de "pré-génocide".

- 5 déc: Paris lance l'opération Sangaris après le vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises.

Une attaque des milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machette) entraine des représailles des combattants Séléka à Bangui.

--2014--

- 10 jan: Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences, démissionne à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale.

- 20 jan: La maire de Bangui, Catherine Samba-Panza, est élue présidente de transition par le Parlement. Elle demande aux miliciens chrétiens et combattants musulmans à déposer les armes.

- 25 jan: André Nzapayeké est nommé Premier ministre, dans un contexte tendu de pillages et de violences à Bangui. Le 27, il forme son gouvernement de transition, composé de proches de l'ex-rébellion Séléka et des milices chrétiennes.

- 28 jan: L'ONU donne son feu vert à une force européenne.

- Début fév: Violences entre chrétiens et musulmans dans plusieurs localités de l'ouest, notamment à Boda où quelque 11.000 musulmans sont bloqués (au moins 75 morts).

- 7 fév: "Examen préliminaire" de la Cour pénale internationale (CPI) sur des crimes "graves".

- 10 fév: L'UE s'engage à déployer une opération militaire (Eufor-RCA)

- 16 fév: Vaste opération de désarmement des anti-balaka.

- 28 fév: Deuxième visite du président François Hollande depuis le déclenchement de "Sangaris" dont les effectifs ont été portés à 2.000 hommes.

- 3 mars: L'ONU recommande le déploiement de près de 12.000 Casques bleus.

- 11 mars: Arrivée d'une Commission internationale chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'Homme.

- 14 mars: Lancement des travaux de rédaction d'une nouvelle Constitution.

Allègement du couvre-feu à Bangui où les combattants de la Séléka ont quasiment été neutralisés. En province, les exactions se poursuivent.

L'UE accorde une aide de 81 millions d'euros.

acm-fm/cl/de

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