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François Legault espère faire des gains à Montréal

24/03/2014 07:27 EDT | Actualisé 24/03/2014 07:31 EDT
PC

Même s’il est troisième dans les sondages depuis le début de la campagne électorale, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, estime être capable de gagner des circonscriptions à Montréal, notamment dans l’Est de l’île. Il pense aussi obtenir des votes chez les francophones opposés à l’idée de tenir un troisième référendum, mais favorables à la Charte de la laïcité.

Depuis le début de la campagne électorale, les troupes de François Legault éprouvent des difficultés à monter dans les sondages, oscillant aux alentours de 12%, presque au coude-à-coude avec Québec solidaire. Une situation qui pourrait changer, pense le chef, depuis l’arrivée en scène de Pierre Karl Péladeau dans les rangs péquistes.

«Les deux tiers des Québécois ne veulent pas entendre parler de référendum pour le Québec actuellement. Quand [Pierre Karl Péladeau] a parlé de référendum, le vent a tourné et il a en quelque sorte assuré la défaite et la chute du Parti québécois», affirme-t-il. Les électeurs veulent avoir un gouvernement qui va parler d’économie, d’emploi et de prospérité.»

«Comme il y a deux Québécois sur trois qui ne veulent pas d’un troisième référendum, mon défi est de leur expliquer qu’il y a une alternative et qu’il faut un entrepreneur pour gérer le Québec», affirme François Legault.

Le chef caquiste estime que son véritable adversaire est maintenant Philippe Couillard. Il assure, cependant, être en mesure d’aller chercher l’électorat fédéraliste d’ici la fin de la campagne, une fois la page tournée sur la question référendaire.

«La Coalition est le seul parti prêt à défendre le contribuable, dit-il. Quand une entreprise va mal, il faut un gestionnaire capable d’effectuer un redressement. Actuellement, qui est le mieux placé pour redresser le Québec? Ce n’est sûrement pas un médecin ou une travailleuse sociale», martèle-t-il.

Des gains à Montréal

Lors de la dernière élection, la Coalition a fait élire des députés dans les régions du 450 et dans la grande région de Québec, et ce, sans faire de gains à Montréal. Une situation qui pourrait changer cette année, pense M. Legault, refusant de croire que les électeurs montréalais boudent les propositions de son parti.

«Les gens de Montréal sont intéressés par les idées de la Coalition. Peut-être que nous allons causer des surprises dans l’Est de Montréal. Il y a aussi les comtés comme Verdun et le secteur d’Ahuntsic-Cartierville à surveiller», dit-il, rappelant que son parti s’est positionné en faveur de la Charte de la laïcité.

Interrogé sur les difficultés de la CAQ à séduire les électeurs situés dans les régions plus éloignées des grands centres, François Legault dit ne pas désespérer. Il comprend, toutefois, que ses critiques contre le financement de l’éolien et de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons, en Gaspésie, n’aident pas à courtiser l’électorat.

«Je trouve ça inacceptable de dépenser 450 millions d’argent public dans une cimenterie pour créer seulement 400 emplois, dont uniquement 150 permanents», rappelle-t-il. François Legault critique, du même souffle, qu’un emploi dans le secteur de l’éolien représente 200 000 $ en financement public.

Dans le même sens, il accuse les troupes de Pauline Marois d’avoir «dépensé près de 2 milliards $ avant la campagne» afin de s’assurer des votes dans certaines régions du Québec, ce qui n’aide pas son parti.

François Legault se donne également pour défi de «visiter l’ensemble des régions du Québec» d’ici la fin de la campagne électorale. «Je rêve d’un Québec riche, mais beau, où on dépense mieux les fonds publics.»

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