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Ukraine: Le Premier ministre n'ira pas à La Haye, occupé avec le FMI à Kiev (officiel)

23/03/2014 08:28 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a annoncé dimanche qu'il ne se rendrait pas au sommet des grandes puissances du G7, lundi et mardi à La Haye, parce qu'il doit conclure ses pourparlers avec une mission du FMI à Kiev.

"Hier, j'ai rencontré avec le ministre des Finances la mission du Fonds monétaire international. J'annule mon voyage à La Haye. Demain, il faut poursuivre les négociations pour mener à bien le programme prévu avec le FMI", a dit M. Iatseniouk en ouvrant une réunion du conseil des ministres.

Une mission du Fonds monétaire international se trouve depuis le 4 mars en Ukraine, qui lui demande au moins 15 milliards de dollars pour éviter la faillite.

La phase de diagnostic sur les besoins réels de Kiev s'est achevée le 14 mars et les représentants du Fonds négocient depuis les conditions d'un prêt.

Jeudi, le FMI a fait état "d'importants progrès" mais souligné qu'il "restait du travail", indiquant espérer conclure sa mission mardi.

Le Fonds demande à Kiev des mesures d'austérité et notamment une réduction des subventions sur les prix du gaz pour la population, estimant que ces dernières représentent 7% du produit intérieur brut et profitent aux plus riches, les plus gros consommateurs.

Le journal ukrainien Visti affirmait vendredi que les discussions bloquaient sur cette question, très sensible pour la population.

"Ils rejettent catégoriquement certaines de nos propositions, tout dépend de la hausse des prix du chauffage et du gaz", a indiqué au journal une source au ministère des Finances.

Barack Obama a invité les dirigeants du G7 (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Canada et Italie) et de l'Union européenne à se réunir à La Haye, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire, pour débattre de la situation en Ukraine.

L'expulsion de la Russie du groupe des nations les plus industrialisées, dont elle est membre à part entière depuis 2002, est l'une des sanctions internationales envisagées suite au rattachement mardi de la Crimée à la Russie.

neo-gmo/via/pt

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