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MH370: les objets détectés par la France en dehors de la zone de recherche (Australie)

23/03/2014 10:22 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT

Les débris flottants détectés par un satellite français dans le sud de l'océan Indien se trouvent en dehors de la zone de recherche où des opérations d'envergure sont engagées, a indiqué lundi l'Australie.

La Malaisie a annoncé dimanche avoir reçu des données satellitaires de la France révélant la présence de débris dans la principale zone de recherche du Boeing disparu de Malaysia Airlines, à quelque 2.500 kilomètres au large de l'Australie.

Mais selon le vice-Premier ministre australien Warren Truss, ces débris se trouvent à 850 kilomètres au nord de cette zone.

Ces observations n'en constituent pas moins "de nouveaux éléments", a souligné le ministre. "Nous devons les vérifier".

Les autorités malaisiennes avaient fait état dimanche d'"images" de nouveaux débris transmises par la France mais le ministère français des Affaires étrangères a précisé qu'il s'agissait d'"échos radar réalisés par un satellite" et qu'il n'y avait pas encore d'images.

Ces données s'ajoutent aux photos obtenues par satellite les 16 et 18 mars de débris dérivant entre la pointe sud-ouest de l'Australie et l'Antarctique. Certains éléments ont été aperçus samedi par un appareil civil, notamment ce qui ressemble à une palette en bois et des sangles.

L'appareil qui assurait le vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin s'est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars à 00H41 (16H41 GMT vendredi) avec 239 personnes à son bord, dont deux tiers de Chinois et quatre Français.

A mi-chemin entre la Malaisie et le Vietnam, l'avion a changé de cap, vers l'ouest, à l'opposé de son plan de vol, et ses systèmes de communication ont été désactivés "de manière délibérée", selon les autorités malaisiennes. L'appareil a volé plusieurs heures avant d'épuiser ses réserves de carburant.

Deux couloirs de recherche ont été délimités à partir de tous ces éléments, l'un au nord vers l'Asie centrale, l'autre s'étirant de l'Indonésie au sud de l'océan Indien.

La plupart des experts privilégient ce dernier couloir, estimant que l'avion n'aurait pu voler par exemple au-dessus de la Chine ou d'ex-républiques soviétiques sans être détecté.

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