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Liban: le radical sunnite Ahmad Assir menace l'armée et les chiites

23/03/2014 02:27 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT

Le cheikh radical sunnite libanais Ahmad Assir, qui risque la peine de mort dans son pays, s'en est pris violemment dimanche à l'armée et aux chiites dont il a menacés de "casser la tête".

"L'armée, du plus haut niveau jusqu'au simple soldat, est gangrénée par le projet iranien. Elle est l'outil le plus important pour le Hezbollah au Liban", a dit ce cheikh, appelant les sunnites à quitter cette institution sur une vidéo publiée dimanche.

Vêtu d'une galabiyeh (robe masculine orientale) et la tête coiffée d'un foulard, il s'en est pris violemment aux chiites en affirmant qu'il lui était impossible de "vivre avec eux sauf s'il leur casse d'abord la tête".

La date de l'enregistrement n'est pas indiquée mais elle doit être récente, car il fait allusion aux déclarations des députés lors du vote de confiance du gouvernement qui a eu lieu cette semaine. Son dernier enregistrement avait été diffusé en janvier.

La justice libanaise a demandé fin février la peine de mort pour Ahmad Assir, qui est en fuite depuis des combats sanglants en juin entre ses partisans et l'armée à Abra, dans le sud du Liban, dans lesquels 18 soldats et 11 hommes armés avaient été tués.

Le cheikh est accusé, avec 53 de ses partisans, "d'avoir formé des groupes armés qui ont attaqué une institution de l'Etat, l'armée, d'avoir tué des officiers et des soldats et d'avoir été en possession de matières explosives et d'armes légères et lourdes utilisées contre l'armée", selon l'acte d'accusation.

Avant ces affrontements, ce religieux s'était fait connaître par des diatribes violentes contre le Hezbollah, qui participe aux combats en Syrie aux côtés du régime contre les rebelles, en majorité sunnites.

Depuis qu'il est en fuite, le cheikh a diffusé plusieurs enregistrements audio et publié sur Twitter de nouvelles critiques contre le Hezbollah, contre son parrain iranien mais aussi contre l'armée libanaise, qu'il accuse d'être "complice" du mouvement chiite.

Le conflit syrien a exacerbé les tensions entre sunnites et chiites au Liban, les premiers soutenant la rébellion et les seconds appuyant le régime de Bachar al-Assad.

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