POLITIQUE

G7: Stephen Harper a rencontré son homologue hollandais (VIDÉO)

23/03/2014 10:35 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT

LA HAYE, Pays-Bas - Stephen Harper se rendra à un sommet d'urgence du G7, lundi, en tant que seul leader invité ayant fait directement l'expérience des troubles en Ukraine, en plus d'être solidement déterminé à se positionner plus fermement contre la Russie, dans le cadre de la plus grave crise en Europe depuis la Guerre froide.

Le premier ministre canadien a réclamé une «inversion complète» des récentes actions de la Russie en Crimée, y compris son annexion de le la péninsule stratégique en bordure de la mer Noire, lors de sa visite de six heures à Kiev, samedi.

Il a également suggéré que la Russie soit expulsée du G8 et a martelé que le président russe Vladimir Poutine n'était pas digne de confiance.

D'autres leaders lancent des mises en garde similaires contre l'homme fort de Moscou.

«Il s'agit du risque le plus important pour la sécurité européenne que nous avons vue jusqu'à maintenant au 21e siècle», a écrit dans un éditorial le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague.

«Des principes fondamentaux sont en jeu, y compris l'intégrité territoriale des nations européennes et le droit des pays démocratiques de décider de leur avenir.»

À La Haye, aux Pays-Bas, le G7 tiendra une rencontre en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire, désormais relégué à l'arrière-plan en raison des événements en Europe de l'Est.

La réunion du G7 sera tenue à la résidence du premier ministre néerlandais dans des conditions de sécurité resserrées, ce qui devrait comprendre le blocage des téléphones cellulaires des chefs d'États et de gouvernements. Des gestes similaires auraient été faits vendredi à Bruxelles par crainte d'actes d'espionnage russes lorsque les leaders européens se sont réunis pour discuter de la crise.

Au cours de cette rencontre, le premier ministre britannique David Cameron aurait eu quelques accrochages avec la chancelière allemande Angela Merkel, en lui demandant entre autres de s'en prendre aux milliardaires russes menant des affaires en territoire allemand.

Lors du sommet du G7, M. Harper devrait mettre ses homologues en garde contre le fait que M. Poutine risque de ne pas s'en tenir à l'Ukraine, et que ses actions entraîneraient d'autres conquêtes territoriales s'il n'était pas stoppé.

M. Harper sera-t-il écouté par ses collègues?

«Le premier ministre est l'un des chefs de gouvernement les plus expérimentés du G7; cela lui confère donc une certaine crédibilité», estime Fen Hampson, directeur du Centre pour l'innovation en gouvernance internationale de Waterloo.

«Mais il y a une ligne de faille au sein du G7. Je soupçonne que M. Harper et Barack Obama se tiendront d'un côté en prônant des sanctions plus sévères, et que les nations européennes [seront plus modérées] en raison des liens commerciaux entre l'Union européenne et la Russie.

M. Hampson prédit que les leaders sortiront du sommet pour annoncer au moins une suspension temporaire de la Russie du G8.

INOLTRE SU HUFFPOST

Référendum en Crimée