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Taiwan: Le Premier ministre dit ne pas vouloir renoncer à l'accord de libre-échange avec la Chine

22/03/2014 09:28 EDT | Actualisé 22/05/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre taïwanais Jiang Yi-huah a affirmé samedi que son gouvernement ne renoncerait pas à l'accord de libre-échange avec la Chine, rejetant ainsi les exigences de manifestants occupant le Parlement pour empêcher sa ratification.

M. Jiang s'exprimait devant une foule massée devant le siège du Parlement, entouré de gardes du corps, alors que des protestataires criaient "dégage", selon des images retransmises par des télévisions locales.

"Le gouvernement a transmis au Parlement l'accord sur le libre-échange des services (sino-taïwanais) car nous pensons qu'il aide à la libéralisation et à la mondialisation" de l'économie du pays, et "nous n'avons pas l'intention de le retirer", a souligné le Premier ministre.

Au cours de ce premier échange direct entre le gouvernement et les protestataires, M. Jiang a cependant ajouté qu'il était en faveur d'un examen approfondi, article par article, de l'accord de la part du Parlement. "Renvoyez le texte", lui ont rétorqué des manifestants.

Plus de 200 manifestants, des étudiants pour la plupart, occupent depuis mardi soir l'enceinte délibérative du Parlement. Ils demandent à ce que l'accord commercial sur les services, et tout autre accord ou négociations en cours avec la Chine, soient suspendus jusqu'au passage d'une loi qui examinerait de près de tels accords, selon un de leurs dirigeants Chen Wei-ting.

Ce traité avec la Chine, premier partenaire commercial de l'île, a passé un premier obstacle législatif en étant validé en début de semaine en commission. Des échauffourées ont alors éclaté entre élus et trois députés du Parti démocratique progressiste (DPP) de l'opposition se sont mis en grève de la faim pour trois jours.

Le traité commercial découle de l'accord-cadre sino-taïwanais de coopération économique signé en 2010.

Il prévoit l'ouverture aux entreprises taïwanaises de 80 secteurs des services en Chine, et 64 secteurs taïwanais aux entreprises chinoises.

Pour les opposants, cet accord va porter atteinte à l'économie de Taïwan et la rendre vulnérable aux pressions politiques de Pékin, des allégations rejetées par le président Ma Ying-jeou, qui a averti qu'un échec de la ratification compromettrait les efforts de Taiwan de conclure de nouveaux accords commerciaux.

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