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Le CN et ses employés retournent à la table des négociations

22/03/2014 11:35 EDT | Actualisé 22/05/2014 05:12 EDT

Le Canadien National (CN) et ses chefs de train, agents de train et agents de triage tenteront une dernière fois de négocier un nouveau contrat de travail après l'échec des deux négociations précédentes.

Le CN a annoncé samedi soir que le syndicat qui représente les quelque 3000 employés, la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada, avait accepté de reprendre les discussions.

Selon le CN, les deux parties se sont entendues pour que le conflit soit soumis à un arbitrage final et exécutoire si les négociations échouent.

Les employés ont dit non à un deuxième accord de principe jeudi, après en avoir rejeté un premier en janvier.

Ils envisageaient de déclencher un arrêt de travail le mois dernier, mais le gouvernement Harper a court-circuité la menace en préparant un projet de loi pour forcer le retour au travail des employés, qui pourrait être promulgué à tout moment.

Le président-directeur général du CN, Claude Mongeau, a indiqué que les deux parties se rencontreraient la semaine prochaine pour reprendre les discussions.

« Je suis très heureux que le syndicat des Teamsters ait accepté notre offre de négocier un règlement, et qu'en cas d'échec, nos différends soient soumis à l'arbitrage », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les principaux points de litige portent sur les heures de travail et le libellé du contrat de travail.

La convention collective autorise les travailleurs à demander une pause après un quart de travail de 10 heures. La direction leur demande cependant de travailler jusqu'à 12 heures consécutives, soit le maximum prévu par la loi.

Le CN affirme qu'il transporte des marchandises d'une valeur de 250 milliards de dollars annuellement pour un large éventail de secteurs, dont les ressources naturelles, les produits manufacturés et les biens de consommation.

La ministre fédérale du Travail, Kellie Leitch, a prévenu qu'un arrêt de travail au sein du plus important transporteur ferroviaire du pays nuirait à l'économie et aurait des conséquences néfastes pour d'autres employés au Canada.

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