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Possible invalidation des législatives de février en Thaïlande

21/03/2014 01:23 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT

La Cour constitutionnelle de Thaïlande devait se prononcer vendredi sur la validité des législatives du 2 février, dernière affaire judiciaire visant le pouvoir en place.

La Première ministre Yingluck Shinawatra et le parti au pouvoir Puea Thai sont menacés par une série de procédures judiciaires tous azimuts.

Elles ont été lancées par leurs opposants, qui ne perdent pas l'espoir de faire tomber le gouvernement, sur décision judiciaire désormais, les manifestations s'étant essoufflées au bout de quatre mois.

Cette dernière requête, soumise à la Cour constitutionnelle par un professeur de droit de l'université de Bangkok, s'appuie notamment sur le fait que le scrutin n'a pas pu être organisé sur l'ensemble du territoire le 2 février.

En effet, les manifestants ont empêché le déroulement du scrutin dans 10% des bureaux de vote, empêchant la délivrance des bulletins dans de nombreux bureaux. Ils avaient avant cela empêché l'enregistrement des candidats dans 28 circonscriptions.

La requête s'appuie également sur le fait que les lieux d'enregistrement des candidatures ont été changées à la dernière minute. Elle argue également du fait que l'état d'urgence alors en vigueur est incompatible avec une élection libre.

Le 12 février, la Cour constitutionnelle avait rejeté une requête similaire du Parti démocrate, principale formation d'opposition, estimant qu'il n'y avait "pas de bases suffisantes".

Malgré l'accalmie de la crise dans la rue (qui a fait 23 morts et des centaines de blessés), le gouvernement est donc condamné pour l'heure à expédier les affaires courantes, en l'absence de nouveau Parlement.

Aucun résultat n'a en effet pu être publié, en attendant deux nouvelles journées de scrutin: l'une le 20 avril pour terminer le vote par anticipation et l'autre le 27 avril dans les circonscriptions où le vote a été empêché lors du scrutin principal.

L'opposition, qui n'a pas remporté d'élections générales en vingt ans, reproche à Yingluck d'être la marionnette de son frère Thaksin, Premier ministre victime d'un coup d'Etat en 2006, et de poursuivre sa corruption généralisée.

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