POLITIQUE

Pierre Karl Péladeau discrédite le plan économique du Parti libéral

21/03/2014 10:01 EDT | Actualisé 21/03/2014 10:01 EDT
Radio-Canada

« Si j'avais dirigé Québécor comme les libéraux ont dirigé le Québec, j'aurais perdu mon entreprise ou j'aurais été acheté par un plus gros », a tonné le candidat péquiste Pierre Karl Péladeau à un rassemblement dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec.

Le candidat-vedette du Parti Québécois, qui partageait la scène avec Pauline Marois et Bernard Drainville, a évité de parler de souveraineté et plutôt mis de l'avant son expérience d'homme d'affaires afin de discréditer le plan économique du chef libéral Philippe Couillard.

« Quand j'ai vu son cadre financier, j'ai failli m'étouffer. Ça ne tient pas la route. Il n'y a pas un investisseur sérieux qui confierait son argent à une entreprise qui aurait un plan d'affaire aussi bâclé », a-t-il lancé.

« Si j'ai choisi de m'engager en politique, c'est pour faire avancer le Québec. C'est pour créer plus de richesse et plus d'emplois », a-t-il déclaré devant les militants de son parti.

Il a aussi tenu à rappeler que, selon lui, les libéraux actuels sont les mêmes que ceux qui ont dirigé le Québec par le passé.

« 2012, c'était hier. Les scandales et les crises à répétition et une économie en panne, sans vision et laissée à elle-même. Les libéraux de Jean Charest et de Philippe Couillard, c'est du pareil au même! », a affirmé le candidat de Saint-Jérôme.

Une lutte serrée

Alors que les sondages mettent libéraux et péquistes au coude à coude, la chef du PQ Pauline Marois a affirmé que la campagne électorale allait être une « lutte serrée jusqu'à la fin ».

« Ensemble, il nous reste 18 jours pour convaincre les Québécoises et les Québécois », a-t-elle scandé. Elle s'est dite convaincue d'avoir le meilleur plan, et, surtout, l'équipe économique « la plus forte de toute l'histoire ».

La première ministre, comme M. Péladeau, a tenu à rappeler que les libéraux de Philippe Couillard étaient semblables à ceux de l'ancien premier ministre Jean Charest.

« Philippe Couillard veut revenir en arrière sur Anticosti. Il a exactement la même attitude que Jean Charest », a-t-elle pesté.

Bilan péquiste

La première ministre a aussi galvanisé ses troupes en énumérant les réalisations du Parti québécois. Sur son bilan dans le domaine de la santé, Mme a indiqué que l'attente dans les urgences avait diminué d'une heure depuis l'arrivée au pouvoir du PQ.

« On en a donc fait plus en dix huit mois que Philippe Couillard en cinq ans », a-t-elle souligné, sous un tonnerre d'applaudissements. Elle a d'ailleurs tourné en dérision le fait que M. Couillard n'ait occupé qu'un poste ministériel dans sa vie politique, soit celui de la Santé.

Elle a d'ailleurs réitéré qu'un vote pour le Parti libéral, Québec solidaire ou la Coalition Avenir Québec équivalait à un vote contre la charte.

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