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Montréal : Misteur Valaire se paye deux «National»

21/03/2014 12:48 EDT | Actualisé 21/03/2014 12:49 EDT
Agence QMI

MONTRÉAl - En septembre, l’allumé quintette Misteur Valaire sortait son quatrième album Bellevue, avec un son toujours électro-rock-jazz assez stimulée, mais plus incarné. Depuis, le groupe a offert plus de 70 spectacles au Canada et en Europe, dont un très couru concert au Métropolis quelques jours après la parution de leur disque. En pleine possession de leurs moyens, Misteur Valaire proposera aux Montréalais deux performances en deux soirs au national, à compter du 21 mars. Nous en avons profité de l’occasion pour rencontrer Louis-Pierre Phaneuf alias Luis Clavis.

« On a déjà fait pas mal de shows, affirme le percussionniste de Misteur Valaire. On a cette folle audace de faire le lancement au Club Soda en plus d’un spectacle juste après au Métropolis. On a pris la décision de partir tout de suite en tournée en septembre. Quelques dates au Québec puis l’Europe (France, Allemagne, Suisse, Angleterre). Ce n’est pas habituel, mais ça été notre choix. »

« À l’hiver, on a été beaucoup occupé en studio, poursuit-il. On aurait aimé faire des chansons pour Misteur Valaire, mais on a surtout fait des collaborations avec d’autres artistes. C’est-à-dire de la réalisation ou de la musique pour différents projets comme Fanny Bloom, La Bronze et Debbie Tebbs (électronique). On commence aussi un projet avec Fabien Cloutier. On continue à être très actif. »

Misteur Studio

Aux dires de Phaneuf, cette façon de mettre sa couleur sur la musique des autres est une voie qui intéresse de plus en plus les gars de Misteur Valaire, qui aimeraient développer leur talent en studio encadré par leur propre boîte.

« On a l’ambition que Mr. Label devienne autant un studio qu’une étiquette. On est cinq dans le groupe, mais on est pratiquement six avec Loïc Thériault, avec qui on travaille tout le temps. On a un studio avec lui. Il coréalise les albums de Misteur Valaire et fait aussi les visuels du spectacle. Bref, on est un band qui peut se permettre de réaliser d’autres artistes. On a les moyens pour le faire. Parfois c’est en théâtre, tantôt en cinéma (Jean et Béatrice) ou encore dans l’évènementiel comme le projet de Moment Factory à la Sagrada Familia (la fameuse basilique de Barcelone). Tout ça agrandit notre spectre. »

La vision est simple, faire de la musique pour des albums, certes, mais ne jamais se limiter à ce cadre. Louis-Pierre Phaneuf indique que bien au contraire, la musique déborde beaucoup les limites d’un disque : « On prend du temps pour sortir des singles, des trucs différents. On va continuer à sortir des albums, mais on a la volonté de profiter davantage de l’expérience studio. On s’adapte à l’évolution du marché. On veut également rester spontané. C’est une autre façon de créer du contenu. »

Misteur National

Comme nous le disions précédemment, le spectacle de Bellevue, mis en scène par Brigitte Poupart, a été proposé à maintes reprises depuis la sortie de l’album. C’est un concept qui a été réfléchi en amont pour s’adapter aux visites outre-mer. Un décor moins gros et plus facilement transportable que celui créé pour l’album précédent.

« Je pense aux barres d’éclairage LED et aux grands rideaux, par exemple. C’est un concept assez gros, mais qui peut nous suivre partout en tournée. C’est une réelle chance de pouvoir aller montrer tout ça dans des villes québécoises tout comme européennes. Avec un concept qui fonctionne bien, on peut se concentrer sur l’essentiel, la musique et la performance. »

« C’est très l’fun d’avoir un show rodé, dira Phaneuf quelques instants plus tard. On peut se permettre d’être beaucoup plus spontané. Quand on a lancé l’album en septembre au Club Soda, les morceaux étaient nouveaux. Pour en rajouter, on s’est offert le Métropolis. C’était un peu essoufflant. Quand vient le temps d’être complètement à l’aise et décontracté sur scène, c’est une autre histoire. Maintenant, après cette grosse tournée, on maitrise vraiment la musique et le show. On a fait plein de salles différentes qui nous ont permis de trouver tout plein de munitions pour donner un bon spectacle, peu importe la foule ou le lieu. On peut s’amuser. C’est pour ça qu’on avait vraiment hâte de retrouver le public à Montréal. »

Pourquoi le National ?

« On aurait pu faire de nouveau le Métropolis, mais c’est gros. C’est stressant. Sur scène, on est aussi assez loin des gens. On se sent par-dessus les spectateurs. On voulait faire ça plus intime et différent. On va être plus près du monde. On va donner encore plus d’énergie. Ça va être un vrai party. On a deux super premières parties en plus : le groupe rap Dead Obies, vendredi, et Les Guerres D’l’Amour, un nouveau collectif funk québécois très festif. »

Misteur Valaire – 21 et 22 mars, 21h – Le National

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