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Le Premier ministre ukranien appelle l'UE à sévir économiquement contre la Russie

21/03/2014 06:43 EDT | Actualisé 21/05/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a appelé vendredi l'UE à prendre de "réelles" sanctions économiques contre la Russie, qui menace selon lui l'ordre mondial.

"Le meilleur moyen de contenir la Russie est de la soumettre à une réelle pression économique" a affirmé M. Iatseniouk, dans un point de presse après avoir signé avec les dirigeants européens le volet politique de l'accord d'association Ukraine-UE.

Cet accord, qui vise à arrimer politiquement et économiquement l'Ukraine à l'UE mais sans perspective d'adhésion "répond aux aspirations de millions d'Ukrainiens qui veulent faire partie de l'UE", a-t-il affirmé.

Pour garder la main face à la Russie, "nous devons payer le prix, nous devons tous payer le prix pour la paix, la stabilité et la sécurité", a-t-il ajouté.

Réunis en sommet depuis jeudi, les dirigeants européens sont convenus de préparer d'éventuelles mesures de rétorsion contre l'économie russe, mais se sont jusque là limités à des sanctions ciblées contre des responsables russes et ukrainiens de la crise en Ukraine.

Le Premier ministre s'est affirmé convaincu que "l'UE va parler d'une voix unie et forte".

"Dieu sait quel est l'objectif final (de la Russie)", s'est-il interrogé: "est-ce l'Ukraine ou est-ce l'UE? (...) La Russie a-t-elle décidé d'imposer un nouvel ordre mondial?".

Il a jugé "urgent" que l'Ukraine et l'UE s'affranchissent de leur dépendance envers le gaz russe, pour empêcher Moscou d'user de l'arme énergétique comme d'une "arme nucléaire".

Dans ce cadre, il a relevé l'importance pour son pays de l'engagement européen à lui fournir du gaz d'ici la fin de l'année en inversant le flux des gazoducs.

Il s'est aussi félicité que dans le cadre de son vaste plan d'aide financière de quelque 11 milliards d'euros, l'UE ait décidé d'anticiper la baisse des tarifs douaniers prévue par le futur accord de libre échange UE/Ukraine.

Cette mesure, valable pour six mois, pourrait entrer en vigueur d'ici juin, avec des bénéfices annuels escomptés de quelque 480 millions d'euros pour Kiev.

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