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Bolivie : pas de liberté surveillée pour le meurtrier d'un couple français

21/03/2014 02:54 EDT | Actualisé 21/05/2014 05:12 EDT

Un tribunal bolivien a refusé vendredi la liberté surveillée à l'homme récemment condamné à 30 ans de prison pour le meurtre d'un jeune couple français en 2010, a indiqué à l'AFP le père d'une des victimes.

"Les juges de Santa Ana ont refusé la demande de suspension de détention de Jaime Martinez", a déclaré Patrick Bellanger à l'issue de l'audience.

Fin février, M. Martinez, 31 ans, a été reconnu coupable du meurtre de Jérémie Bellanger, 25 ans, et de sa compagne Fannie Blancho, 23 ans, dans le village de Guayaramerin, à l'extrême nord du pays andin, entre les 28 et 29 août 2010.

Il a été condamné à 30 ans de prison sans possibilité de grâce, la peine maximale en Bolivie, et devra purger sa condamnation dans la prison de haute sécurité de Chonchocoro, à 3.800 m d'altitude.

La demande de liberté surveillée avait été introduite par sa défense avant l'énoncé de la peine.

"Nous sommes satisfaits car nous ne voulons pas qu'il sorte de prison, il existe un risque qu'il quitte le pays et n'accomplisse jamais sa peine", a poursuivi M. Bellanger.

Originaire de Loire-Atlantique (ouest de la France), le jeune couple effectuait un périple de plusieurs mois en Amérique du Sud.

Les trois co-accusés du meurtrier, dont son père, un riche éleveur de la région, poursuivis initialement pour complicité, ont été acquittés.

Selon les faits établis par le ministère public et la police, les jeunes gens ont été abordés par Jaime Martinez dans une boîte de nuit de la localité et auraient consommé de l'alcool et de la drogue en sa compagnie, selon des témoins.

Il aurait ensuite attiré le couple de Français chez lui et, après une tentative d'agression sexuelle sur la jeune femme, les aurait tués.

Les corps n'ont jamais été retrouvés.

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