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Une "quarantaine" de jihadistes, dont des chefs, tués en quelques semaines au Mali (Paris)

20/03/2014 04:29 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Une quarantaine de jihadistes, dont "plusieurs chefs", ont été tués par les forces françaises en quelques semaines au Mali, a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

"Depuis quelques semaines, nous avons mené des opérations qui ont permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes qui tentaient de se regrouper", "une quarantaine", a-t-il déclaré sur RMC-BFMTV.

"On a pu neutraliser plusieurs chefs, dont en particulier Ould Hamaha, un chef historique d'Aqmi ((Al-Qaïda au Maghreb islamique), qui était le beau-père de Mokhtar Belmokhtar", a poursuivi le ministre. "Neutraliser ça veut dire éliminer", a-t-il précisé.

La mort d'Omar Ould Hamaha, surnommé "le barbu rouge" et recherché notamment par le Mali et les Etats-Unis, avait déjà été annoncée le 14 mars par un haut responsable de l'armée malienne.

Ould Hamaha a été responsable de différents groupes jihadistes, dont le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Aqmi qui ont occupé pendant près de dix mois entre 2012 et début 2013 les régions du nord du Mali.

Ecarté d'Aqmi, Mokhtar Belmokhtar a créé le groupe des Signataires par le sang, responsable en janvier 2013 d'une prise d'otages sanglante à In-Amenas, en Algérie.

Au Mali, les jihadistes ont été en grande partie chassés par une opération militaire déclenchée en janvier 2013 par la France, ensuite rejointe par des troupes de plusieurs pays.

"La guerre de libération du Mali est finie, elle a été gagnée", a assuré Jean-Yves Le Drian, "ce qui est loin d'être fini, et pas uniquement au Mali, c'est la lutte contre le terrorisme".

Les forces françaises présentes dans le pays, où un millier d'hommes "resteront dans le durée", ont désormais "le contre-terrorisme" pour objectif. "Ca se passe au Mali, au nord Niger... Et ça se passe plutôt bien", a-t-il affirmé.

"Nous avons une responsabilité sur la durée. Le terrorisme et les groupes jihadistes ne se sont pas arrêtés uniquement parce que nous avons gagné la guerre du Mali. Ils existent toujours, il y a des circuits du terrorisme qui perdurent, de l'océan atlantique jusqu'à la corne de l'Afrique", a souligné le ministre de la Défense.

Dans la nuit du 4 au 5 mars, une dizaine de combattants d'Aqmi avaient été tués par des avions de combat et des hélicoptères français dans le nord-est du Mali.

Environ 1.600 soldats français sont actuellement présents au Mali, dans le cadre de l'opération Serval lancée en janvier 2013. Leur nombre doit être ramené à un millier dans les prochains mois.

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