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Nouvelle-Zélande: nouveau revers pour Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload

20/03/2014 10:38 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT

Les autorités américaines n'ont pas l'obligation de révéler à la défense du fondateur de Megaupload.com, Kim Dotcom, toutes les pièces qu'elles détiennent à son sujet, a estimé vendredi la justice néo-zélandaise, un nouveau revers pour l'homme d'affaires qui lutte contre son extradition aux États-Unis.

La Cour suprême a rejeté une demande des avocats de Kim Schmitz, connu sous le pseudonyme de Kim Dotcom, qui estimaient ne pas pouvoir défendre correctement leur client sans avoir connaissance de toutes les pièces du dossier détenu par les Américains.

L'accusation rétorque que le dossier comprend une immense quantité de mails et que son épluchage par la défense retarderait encore l'avancée de la procédure.

Les États-Unis réclament l'extradition de Kim Schmitz, pour fraude et piratage informatique.

L'homme, de nationalité allemande, vit en Nouvelle-Zélande depuis plusieurs années. Arrêté en janvier 2012 après un raid lancé contre sa splendide demeure à Auckland, à la demande du département de la Justice américain et du FBI, il avait été remis en liberté provisoire.

L'audience sur son extradition a été repoussée à plusieurs reprises. Initialement prévue pour l'été 2012, elle est désormais programmée pour le 7 juillet prochain.

Les États-Unis accusent les responsables de Megaupload d'avoir frauduleusement amassé 175 millions de dollars américains (127 millions d'euros) en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d'autres contenus.

Si Kim Schmitz et ses trois co-accusés sont renvoyés aux États-Unis, ils risquent une peine de prison allant jusqu'à 20 ans.

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