POLITIQUE

La CAQ accuse le PQ et le PLQ d'avoir volé plusieurs de ses idées

20/03/2014 10:03 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - Les bonnes idées du Parti québécois et du Parti libéral ont été volées à la Coalition avenir Québec.

C'est ce qu'ont affirmé les députés caquistes sortants Gérard Deltell et Stéphane Le Bouyonnec, jeudi, accusant Philippe Couillard et Pauline Marois d'avoir «pigé sans vergogne» dans le programme de la CAQ.

Selon les deux députés, ce sont au moins une dizaine de propositions caquistes qui ont été reprises par le Parti libéral et le Parti Québécois, allant du Projet maritime aux idées en matière de tourisme en passant par l'abolition de la taxe santé.

«Il y a une idée qui n'a pas été copiée par les deux vieux partis, c'est le retour à l'équilibre zéro dès l'année prochaine au niveau du déficit, a cependant indiqué le député sortant de La Prairie, Stéphane Le Bouyonnec. Ça, on aurait aimé que cette idée-là soit copiée, mais les deux partis ont préféré continuer à endetter les Québécois et utiliser la carte de crédit de nos enfants.»

Une campagne difficile

Les deux candidats caquistes ont également profité de leur tribune pour vanter la solidité des convictions de leur chef, François Legault, qui prend la journée de jeudi pour se préparer au débat télévisé qui aura lieu en soirée.

«Il y a une chose que nos adversaires ne seront jamais capables de voler, c'est la solidité des convictions de notre chef», a indiqué M. Deltell, admettant toutefois que la campagne n'a pas été des plus faciles jusqu'à maintenant.

«C'est dans l'adversité qu'on reconnaît les vrais leaders et cette campagne-là, on le reconnaît tous, n'est pas un "walk in the park", comme on dit en anglais. Mais au contraire, le chef démontre une extraordinaire solidité», a-t-il avancé.

Et lorsque la presse lui a demandé si la solidité des convictions de son chef n'aurait pas justement pu lui nuire pendant la campagne, M. Deltell a été formel: la pire chose que François Legault aurait pu faire aurait été de «fléchir pour faire plaisir».

«Je pense qu'il y a beaucoup de cynisme en politique. Pourquoi? C'est parce que les gens sont tannés de voir les politiciens qui disent oui à tout», a affirmé M. Deltell, qui conseille à son chef de simplement rester lui-même pendant le débat télévisé.

MM. Deltell et Le Bouyonnec ont par ailleurs tous les deux assuré qu'ils excluent totalement la possibilité de siéger un jour en compagnie des libéraux dans le cas d'une éventuelle alliance CAQ-PLQ et ont dit avoir confiance que le vote des Québécois jouera en la faveur de leur parti le 7 avril.

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