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Rédemptoristes : le droit doit prévaloir sur les émotions, soutient la défense

19/03/2014 06:57 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Après les avocats des victimes, c'est au tour des avocats de la défense de tenter de convaincre le juge Claude Bouchard au procès en recours collectif contre les Rédemptoristes. Les avocats de la défense estiment que le droit doit prévaloir sur les émotions.

Même s'il dit ressentir de l'empathie pour Frank Tremblay, celui qui a amorcé le recours collectif, l'avocat du Séminaire Saint-Alphonse croit que celui-ci n'a probablement pas droit à une indemnisation.

Me Éric Lemay compte sur le délai de prescription pour avoir gain de cause. Le délai de prescription prévoit qu'une victime a trois ans pour déposer une poursuite, à moins d'être dans l'impossibilité d'agir.

Selon Me Lemay, il faudrait vérifier, avec tous les anciens élèves qui se disent victimes, le moment à partir duquel ils auraient pu déposer une poursuite.

Il cite en exemple Frank Tremblay, qui s'est ouvert à une psychologue en 2006. Selon lui, il aurait donc été en mesure, à ce moment, d'intenter ce recours qu'il a finalement déposé en 2010.

Dans l'éventualité où le recours est accepté, l'avocat de la défense suggère des montants beaucoup plus bas que ceux réclamés par les victimes. Frank Tremblay demande, pour ses séquelles seulement, 250 000 $. Me Lemay suggère une indemnisation de 20 000 $ à 40 000 $.

Rappelons que mercredi, au terme de leur plaidoirie, les avocats des victimes ont demandé au juge de tenir compte de la valeur patrimoniale totale de la communauté religieuse lorsque viendra le temps d'imposer des dédommagements.

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