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L'Iran n'abandonnera pas la maîtrise de la technologie nucléaire (Rohani)

19/03/2014 09:35 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

L'Iran n'abandonnera pas la maîtrise de la technologie nucléaire, notamment l'enrichissement d'uranium, a souligné mercredi le président Hassan Rohani, en réponse à des sénateurs américains affirmant que l'Iran n'avait aucun droit inhérent à cet enrichissement.

"L'Iran fait et fera partie des pays qui maîtrisent la technologie nucléaire, notamment l'enrichissement d'uranium. Personne ne doit en douter. Certains pays et les Américains peuvent dire ce qu'ils veulent", a lancé le président Rohani lors du conseil des ministres, selon l'agence Irna.

La veille, 83 sénateurs américains sur 100 ont écrit au président Barack Obama pour poser leurs conditions à tout accord final sur le nucléaire iranien. Ils affirment que l'Iran n'a "aucun droit inhérent à l'enrichissement d'uranium en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire". Ils demandent en particulier la fermeture du réacteur à eau lourde d'Arak, capable de produire du plutonium théoriquement utilisable pour la fabrication de l'arme atomique, et la mise en place d'inspections "à long terme et intrusives".

L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) se sont retrouvés mardi et mercredi à Vienne pour négocier un accord global destiné à garantir le caractère pacifique du programme nucléaire de Téhéran.

Israël et les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie farouchement.

Un premier accord de six mois, entré en application en janvier, a permis la levée de certaines sanctions occidentales contre le gel d'activités nucléaires sensibles.

Tout en refusant de céder sur le programme nucléaire, M. Rohani a affirmé que l'Iran était prêt à plus de transparence sur son programme.

"Nous ne voulons pas créer d'inquiétude chez les autres" concernant le programme nucléaire, a-t-il dit, assurant qu'il était possible de parvenir "en six mois" à un accord global.

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