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Les Etats-Unis et l'UE menacent de sanctions les belligérants au Soudan du Sud

19/03/2014 11:26 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles pourraient faire l'objet de sanctions s'ils ne progressent pas dans les pourparlers de paix et ne respectent pas le cessez-le-feu déjà signé, ont averti mercredi les envoyés spéciaux des Etats-Unis et de l'Union européenne à Addis Abeba, où se tiennent les négociations.

L'Union européenne "envisage des sanctions ciblées contre des personnalités entravant le processus politique", a déclaré aux journalistes le représentant de l'UE Alexander Rondos, alors que le représentant américain Donald Booth a indiqué que son pays "s'interrogeait aussi sur les mesures à prendre".

Les pourparlers de paix, menés sous l'égide de l'organisation est-africaine Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement) dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, doivent reprendre jeudi, mais n'ont pas donné beaucoup de résultats jusqu'à présent.

Les forces du président sud-soudanais Salva Kiir et celles de son ex-vice-président Riek Machar s'affrontent depuis le 15 décembre, mettant une partie du pays à feu et à sang. Ce conflit a fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés. Le cessez-le-feu signé le 23 janvier n'a pas été respecté par les deux parties.

"Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Norvège et l'Union européenne attendent du gouvernement du Soudan du Sud et des autres parties sud-soudanaises qu'elles s'engagent dans des négociations constructives sous l'égide de l'Igad", a déclaré Donald Booth, lisant un communiqué commun.

"Si le gouvernement ou un autre acteur (du conflit) tente de saper le processus de paix et rejette (la médiation des) chefs d'Etat de l'Igad, il aura à en supporter les conséquences", a-t-il prévenu.

"Nous invitons toutes les parties prenantes à ce conflit à soutenir et à se plier à toutes les mesures sur lesquelles elles se sont déjà mises d'accord", a précisé Alexander Rondos.

"La patience commence à manquer face à ces parties prenantes du conflit qui pensent qu'elles peuvent jouer avec leurs propres accords et avec les pays voisins", a-t-il ajouté, les appelant à respecter la vie "de leurs propres citoyens".

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