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Kirchner estime que la situation des Malouines n'est pas plus acceptable que celle de la Crimée

19/03/2014 12:51 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

La présidente argentine Cristina Kirchner a estimé mercredi à Paris que l'appartenance des Iles Malouines au Royaume-Uni n'était pas plus acceptable que le rattachement de la Crimée à la Russie, soulignant que le principe du respect de l'intégrité territoriale devait "s'appliquer à tous".

"On ne peut pas défendre l'intégrité territoriale pour la Crimée et pas pour les Malouines (...) L'intégrité territoriale doit s'appliquer à tous", a déclaré Mme Kirchner aux côtés du président François Hollande à l'issue d'un déjeuner de travail à l'Elysée.

Le référendum organisé par le Royaume-Uni aux Malouines en mars 2013, lors duquel les habitants de l'archipel ont réaffirmé leur attachement à la couronne britannique "n'a aucune valeur", a-t-elle ajouté soutenant que "Les Malouines ont toujours appartenu à l'Argentine, alors que la Crimée appartenait à l'Union soviétique et elle a été offerte par Khrouchtchev aux Ukrainiens".

Buenos Aires revendique cet archipel situé à 500 km au large de la Patagonie et à 14.000 km de Londres, où les Britanniques ont planté leur drapeau en 1833. En 1982, ces îles ont fait l'objet d'une guerre éclair entre le Royaume-Uni et l'Argentine, qui a fait quelque 900 morts.

S'appuyant sur une résolution de l'ONU de 1965, Mme Kirchner ne cesse de demander l'ouverture d'un dialogue bilatéral avec le Royaume-uni, rejeté par Londres.

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