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Crimée: la presse populaire russe salue "le triomphe de Poutine"

19/03/2014 06:23 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

"Le triomphe de Poutine", "la Crimée est à nous": la presse populaire russe se félicitait mercredi du rattachement officiel la veille de la Crimée à la Russie, tandis que les quelques journaux libéraux et d'opposition s'inquiétaient d'un retour du "rideau de fer".

"Nous sommes à nouveau réunis !", s'est exclamé en Une le quotidien Troud (travail), au lendemain de la signature par le président russe Vladimir Poutine avec les nouvelles autorités de la péninsule ukrainienne de Crimée d'un traité de rattachement à la Russie.

"Après le 18 mars, nous pouvons dire avec fierté: +nous avons vu comment la Russie, pour la première fois depuis près de 70 ans, a gagné en territoire et en population, et ce sans conquêtes militaires mais par un processus démocratique", affirme le journal au tirage d'environ 220.000 exemplaires.

Komsomolskaïa Pravda, le quotidien le plus lu, avec un tirage mercredi de 500.000 exemplaires, donnait de larges extraits du discours aux accents patriotiques et anti-occidentaux prononcé la veille au Kremlin par M. Poutine devant le Parlement et les gouverneurs.

"La génération actuelle n'avait pas connu un tel jour, le jour de la réunification de la Crimée et de la Russie, un jour de triomphe durable pour la Russie et un jour de triomphe personnel pour le président Poutine", commente le journal sur son site internet.

Le tabloïd "Tvoï Den" (Ton jour, 35.000 exemplaires), affichait en lettres géantes aux couleurs rouge, bleu et blanc du drapeau russe: "La Crimée est à nous !".

Pour le quotidien libéral à dominante économique Vedomosti, "le discours de Vladimir Poutine au Kremlin a mis fin à l'ordre mondial actuel".

"Nous avons affaire à une nouvelle réalité", avertit lui aussi le quotidien d'opposition Novaïa Gazeta (248.000 exemplaires), qui prédit "une longue période de turbulences accompagnée d'un isolement économique et politique partiel du pays".

"Un rideau de fer peut à nouveau séparer la Russie de l'Occident", s'inquiète Nezavissimaïa Gazeta (40.000 exemplaires), voyant "un avant et un après Crimée dans l'histoire du pays et d'une certaine manière du monde".

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