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Un ministre israélien contre la libération de prisonniers palestiniens

18/03/2014 05:27 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Le ministre israélien de l'Economie Naftali Bennet, chef d'un parti nationaliste religieux, s'est déclaré mardi opposé à toute nouvelle libération de prisonniers palestiniens, après la visite du président palestinien Mahmoud Abbas à la Maison Blanche.

"Je pense que le cabinet de sécurité doit se poser la question de la logique de ces libérations", a déclaré M. Bennet à la radio militaire à propos de la quatrième et dernière vague de libération de détenus palestiniens prévue le 29 mars dans le cadre des pourparler de paix.

Lors de la reprise des négociations de paix avec les Palestiniens en juillet sous l'égide des Etats-Unis, Israël s'est engagé à libérer 104 prisonniers palestiniens en quatre phases.

Jusqu'à présent, 78 prisonniers palestiniens ont été remis en liberté. Mais le processus de paix s'est enlisé.

"Il est clair pour tout le monde que ces discussions ne progressent pas. On va libérer des terroristes pour qu'il (Mahmoud Abbas) fasse capoter les négociations ? Quelle est cette logique ?", s'est interrogé M. Bennet, un faucon qui dirige le parti nationaliste religieux Foyer juif, proche des colons.

Durant son entretien avec le président américain Barack Obama, lundi à Washington, M. Abbas a prévenu que la libération comme prévu des prisonniers le 29 mars serait une "preuve" du sérieux des Israéliens quant au processus de paix.

Alors que les trois premières vagues de libérations avaient déjà suscité des critiques en Israël, plusieurs ministres du gouvernement de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont déjà exprimé leur opposition à ces nouvelles libérations.

Il n'y a "aucune chance (de libérer des détenus), s'il n'est pas clair que les négociations continuent jusqu'à la fin de l'année", a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

"S'il n'y a aucun changement de ton et d'attitude (de la part de la direction palestinienne, NDLR), il n'y a aucune raison de les libérer", a-t-il ajouté.

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