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Ukraine : Van Rompuy (UE) doit rencontrer Poutine mercredi à Moscou

18/03/2014 01:42 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, doit se rendre mercredi à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, au lendemain du rattachement de la Crimée à la Russie, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.

Ce déplacement interviendra à la veille du sommet des chefs d'Etat ou de gouvernement de l'UE, qui devraient réitérer leur message de fermeté après l'"annexion" de la Crimée, tout en maintenant une volonté de dialogue avec Moscou.

Le déplacement n'a pas été confirmé par les services de M. Van Rompuy.

"Il faut que quelqu'un parle directement à Poutine", a souligné une source européenne.

Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait résumé le sentiment des Européens en expliquant qu'il fallait "faire preuve de beaucoup de fermeté et en même temps trouver les voies du dialogue et ne pas aller vers l'escalade".

"L'UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie", ont affirmé mardi M. Van Rompuy et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

"La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées. L'Union européenne n'a reconnu ni le référendum illégal et illégitime en Crimée ni son résultat".

Ils ont promis que l'Europe apporterait "une réponse dans l'unité".

Lundi, les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé d'imposer des sanctions -restrictions de visas et gels d'avoirs- à 21 responsables russes et ukrainiens, parmi lesquels le commandant de la Flotte de la mer Noire, Alexandre Vitko, et Sergueï Axionov, élu "Premier ministre de Crimée" le 27 février.

Ces sanctions marquent l'application de la deuxième étape de la "réponse graduée" sur laquelle s'étaient entendus les dirigeants européens le 6 mars en l'absence de "désescalade" en Ukraine.

D'autres noms pourraient être ajoutés à cette première liste dès le sommet européen de jeudi et vendredi.

Les dirigeants de l'UE pourraient aussi examiner la possibilité de passer à une troisième étape, qui se traduirait par des sanctions d'ordre économique. Mais ils sont divisés sur cette question entre partisans d'une ligne dure comme la Lituanie, ancienne république soviétique voisine de la Russie, et de nombreux autres pays sensibles aux vastes relations économiques entre l'UE et la Russie, a souligné mardi une source diplomatique.

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